«Si un jour je suis présidente de la République, il n’y aura pas de mouvement social», assure Ségolène Royal

## Ségolène Royal promet une présidence sans conflits sociaux L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé, vendredi 18 septembre 2
## Ségolène Royal promet une présidence sans conflits sociaux
L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé, vendredi 18 septembre 2026, que sous sa présidence « il n'y aura pas de mouvement social », assurant qu'elle réglerait les tensions en amont plutôt que d'y répondre dans l'urgence. Une déclaration formulée lors d'un entretien accordé à franceinfo, alors que la candidate à la primaire sociale-démocrate entend se positionner sur le terrain de la stabilité institutionnelle.
## Une méthode revendiquée : « régler les problèmes avant »
Selon des propos rapportés par Le Figaro, en collaboration avec l'AFP, l'ancienne ministre de la Transition écologique a expliqué sa conception du pouvoir exécutif en matière de dialogue social. « Je règle les problèmes avant. Avec moi, il n'y aurait pas eu les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu de taxe carbone », a-t-elle déclaré. Elle s'appuie sur son expérience ministérielle pour étayer cette position, rappelant avoir supprimé l'écotaxe sur les poids lourds fin 2014, après le mouvement des « bonnets rouges » en Bretagne. « J'ai prouvé par mes activités ministérielles ma capacité à déminer », a-t-elle ajouté, citée par la même source.
Cette affirmation intervient dans un contexte de tension budgétaire. La veille, le 17 septembre 2026, Sébastien Lecornu avait annoncé un effort de 54 milliards d'euros pour l'exercice 2027, une annonce qualifiée par Ségolène Royal de « budget de provocation ». La candidate à la primaire sociale-démocrate semble ainsi vouloir opposer une approche préventive à ce qu'elle présente comme une gestion politique source de crispations.
## Un positionnement dans la primaire à gauche
Cette sortie s'inscrit dans le cadre de la primaire sociale-démocrate, en amont de l'élection présidentielle de 2027. En se présentant comme une figure capable d'anticiper les conflits plutôt que de les subir, Ségolène Royal chercherait à se distinguer dans un espace politique où la question de la conflictualité sociale demeure structurante. Sa référence aux « gilets jaunes » — mouvement né fin 2018 en réaction à la hausse de la fiscalité sur les carburants — pourrait viser à capitaliser sur le souvenir d'une crise sociale majeure pour les exécutifs successifs.
Toutefois, l'affirmation selon laquelle un mandat présidentiel pourrait se dérouler sans aucun mouvement social soulève des interrogations quant à sa portée concrète. Les mouvements sociaux en France, qu'ils soient liés aux retraites, aux salaires ou aux conditions de travail, relèvent de dynamiques collectives qui dépassent le seul cadre de l'action gouvernementale. D'après plusieurs analystes politiques, la promesse d'une éradication des conflits sociaux apparaît davantage comme un marqueur rhétorique que comme un programme opérationnel mesurable.
## Une séquence politique tendue
La déclaration de Ségolène Royal s'inscrit dans une séquence où les questions budgétaires et sociales s'entrecroisent. L'effort de 54 milliards d'euros annoncé par Sébastien Lecornu pour 2027 pourrait, selon certaines organisations syndicales, raviver des tensions dans les secteurs publics et privés. Dans ce climat, la candidate socialiste entend occuper le terrain de l'apaisement, tout en critiquant la méthode gouvernementale.
Reste à savoir si cette promesse trouvera un écho auprès des électeurs de la primaire. La capacité d'un futur président à prévenir les conflits sociaux dépendra également de facteurs économiques, institutionnels et internationaux qui échappent en partie au contrôle de l'exécutif. La suite de la campagne devrait préciser les contours concrets de cette approche revendiquée.