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«Si les enfants l’ont dit, c’est que ça a dû arriver» : cinq ans de prison requis contre un animateur du périscolaire parisien jugé pour une série d’agressions sexuelles

Une · · Par Claire BERNARD

«Si les enfants l’ont dit, c’est que ça a dû arriver» : cinq ans de prison requis contre un animateur du périscolaire parisien jugé pour une série d’agressions sexuelles

Le tribunal correctionnel de Paris a examiné lundi le cas de Mickaël M., 38 ans, ancien animateur du périscolaire de l’école élémentaire Vigée-Lebrun, dans le 1

Le tribunal correctionnel de Paris a examiné lundi le cas de Mickaël M., 38 ans, ancien animateur du périscolaire de l’école élémentaire Vigée-Lebrun, dans le 15e arrondissement de la capitale. Les réquisitions du ministère public ont abouti à une demande de cinq ans d’emprisonnement, dont au moins un an ferme, pour une série d’agressions sexuelles commises entre 2022 et 2024 sur neuf fillettes âgées de six à neuf ans. ## Un prévenu qui reconnaît les faits sans pouvoir les expliquer Selon des informations rapportées par Le Figaro, Mickaël M. a reconnu les faits qui lui sont reprochés tout en affirmant ne pas parvenir à les expliquer. Le prévenu, décrit comme un homme de petite stature au regard fuyant, mesurant à peine un mètre soixante, s’est présenté à la barre vêtu d’un costume bleu, le visage masqué par un équipement chirurgical. Il justifierait le port de cette protection par de prétendus problèmes pulmonaires qui le suivraient depuis l’enfance, ce qui lui permettait également de se soustraire au regard des familles des victimes et du public présent dans la salle d’audience. Le profil des victimes présenterait une similarité frappante : la majorité d’entre elles seraient des jeunes filles brunes aux cheveux longs. Les faits se seraient déroulés principalement sous le préau de l’établissement scolaire, que l’animateur aurait utilisé comme un lieu propice à ses agissements. Le prévenu est lui-même père d’une préadolescente de 13 ans, un élément qui pourrait être pris en compte dans l’évaluation de la personnalité du mis en cause. ## Un contexte judiciaire sensible suivi par de nombreuses familles L’audience s’est tenue dans un climat particulièrement tendu, la presse étant venue nombreuse étant donné le contexte. Les familles des neuf victimes présumées ont assisté aux débats, cherchant à comprendre comment un animateur encadrant des activités périscolaires a pu agir de manière répétée sur une période de deux ans. Selon les éléments rapportés par le quotidien national, le parquet aurait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement, dont une partie ferme, soulignant la gravité des faits et la position de confiance qu’occupait l’animateur auprès des enfants. L’affaire soulève également des questions sur les procédures de recrutement et de surveillance au sein des structures périscolaires parisiennes. Les mécanismes de signalement auraient permis de révéler les agissements de Mickaël M. après les déclarations des enfants, qui auraient été déterminantes dans l’ouverture de l’enquête. La formule employée lors des débats, « Si les enfants l’ont dit, c’est que ça a dû arriver », refléterait la position des parties civiles quant à la crédibilité des témoignages recueillis auprès des jeunes victimes. ## Une décision attendue dans un climat de vigilance renforcée Le tribunal correctionnel de Paris doit désormais délibérer sur le sort de Mickaël M. La peine requise de cinq ans d’emprisonnement, si elle était confirmée, marquerait une réponse pénale significative dans un contexte où la question des violences sexuelles commises sur mineurs en milieu scolaire fait l’objet d’une attention médiatique et sociétale croissante. Les associations de protection de l’enfance suivraient ce dossier avec une attention particulière, selon les informations disponibles. Cette affaire intervient dans un contexte plus large de sensibilisation aux violences sexuelles intrafamiliales et extrafamiliales, où les témoignages des enfants sont de plus en plus pris en considération par les autorités judiciaires. Les débats ont également porté sur l’incapacité du prévenu à expliquer son comportement, une position qui pourrait influencer l’évaluation de sa dangerosité et les éventuelles mesures de suivi socio-judiciaire qui pourraient accompagner sa peine. La décision du tribunal, attendue dans les prochaines semaines, pourrait établir un précédent dans le traitement judiciaire de ce type de dossiers au sein des structures d’accueil périscolaire de la capitale.