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«Si la base est frappée, que ferons-nous ?» : Mélenchon réclame un vote du Parlement après l’annonce de l’envoi de militaires en Arabie saoudite

Une · · Par Claire BERNARD

«Si la base est frappée, que ferons-nous ?» : Mélenchon réclame un vote du Parlement après l’annonce de l’envoi de militaires en Arabie saoudite

## Mélenchon réclame un vote du Parlement après l'annonce de l'envoi de militaires français en Arabie saoudite Après l'annonce par Emmanuel Macron, jeudi soir s

## Mélenchon réclame un vote du Parlement après l'annonce de l'envoi de militaires français en Arabie saoudite Après l'annonce par Emmanuel Macron, jeudi soir sur TF1 et France 2, de l'envoi de « moyens militaires » pour « protéger » le site de Yanbu, principal terminal saoudien d'exportation de pétrole sur la mer Rouge, le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a réclamé un vote du Parlement, selon des informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP. Cette demande intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient, où les prix des carburants ont atteint des niveaux records. ## Une invocation de l'article 35 de la Constitution Le candidat insoumis s'appuie sur l'article 35 de la Constitution pour exiger que les parlementaires se prononcent sur l'engagement de troupes françaises à l'étranger. Selon Le Figaro, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « Des troupes en Arabie saoudite, c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant. Donc l'Assemblée doit voter. » Cette prise de position soulève la question du rôle du Parlement dans les décisions d'engagement militaire, un débat récurrent sous la Ve République. En effet, l'article 35 dispose que la déclaration de guerre autorise le gouvernement à mobiliser les armées, mais que toute intervention au-delà de quatre mois nécessite une autorisation parlementaire. ## Yanbu, un enjeu énergétique stratégique Le site de Yanbu revêt une importance capitale pour l'Arabie saoudite. Ce port de la mer Rouge permet d'exporter du pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz, un point de passage maritime sous haute tension. Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, la protection de cette infrastructure énergétique serait essentielle pour garantir la stabilité des approvisionnements mondiaux. Toutefois, l'envoi de militaires français dans une zone de conflit potentiel pourrait exposer Paris à des représailles, d'autant plus que la région connaît une instabilité croissante. ## Des réactions politiques contrastées Cette annonce a également suscité des réactions divergentes au sein de la classe politique. Le Rassemblement national, par la voix de ses représentants, a estimé qu'« il ne faut pas envoyer de militaires » pour protéger un port pétrolier saoudien, selon Le Figaro. Cette position rejoint partiellement les préoccupations exprimées par Jean-Luc Mélenchon, bien que les motivations diffèrent. Par ailleurs, le gouvernement n'a pas encore précisé l'ampleur exacte du dispositif militaire déployé ni sa durée. Des experts en relations internationales soulignent que cette décision pourrait redéfinir l'équilibre des alliances françaises au Moyen-Orient, notamment vis-à-vis des États-Unis et de l'Iran. ## Un débat institutionnel relancé La demande de vote parlementaire formulée par Jean-Luc Mélenchon relance le débat sur les prérogatives du pouvoir exécutif en matière de défense. Si l'article 35 de la Constitution prévoit une consultation du Parlement pour les interventions militaires prolongées, la pratique montre que les gouvernements successifs ont souvent privilégié l'action rapide sans vote préalable. Cette situation pourrait alimenter les critiques sur le déficit de contrôle démocratique des opérations extérieures. Reste à savoir si l'Assemblée nationale sera effectivement saisie et, le cas échéant, quelle position elle adoptera face à un enjeu mêlant sécurité énergétique et risques géopolitiques.