Onyx Infos

«Sexisme consternant», «contre-vérité» : des propos privés de Raphaël Glucksmann font bondir Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal

Une · · Par Claire BERNARD

«Sexisme consternant», «contre-vérité» : des propos privés de Raphaël Glucksmann font bondir Jean-Luc Mélenchon et Ségolène Royal

## Polémique politique : des propos privés de Raphaël Glucksmann suscitent l'indignation À la veille du dernier débat télévisé des candidats à la primaire socia

## Polémique politique : des propos privés de Raphaël Glucksmann suscitent l'indignation À la veille du dernier débat télévisé des candidats à la primaire socialiste, une controverse a éclaté après la diffusion par Le Media, support en ligne proche de la gauche radicale, de propos attribués à Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire de la gauche. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ces extraits vidéo, dont la diffusion n'était pas destinée au grand public, ont provoqué des réactions virulentes de la part de Jean-Luc Mélenchon et de Ségolène Royal, deux figures directement mises en cause. ## Le contenu des propos en question D'après les extraits diffusés sur les réseaux sociaux et relayés par Le Figaro, Raphaël Glucksmann aurait déclaré, dans un contexte privé, «pisser» sur Jean-Luc Mélenchon, tout en accusant Ségolène Royal d'avoir «fait la danse du ventre» devant Emmanuel Macron. Ces séquences montrent l'eurodéputé en compagnie du chef des députés socialistes, Boris Vallaud, en discussion apparente avec des militants. Selon la même source, deux extraits distincts ont été diffusés par Le Media, dans lesquels le candidat semble débriefer le débat du Medef. Sollicitée par l'AFP, l'équipe de Raphaël Glucksmann n'a pas souhaité faire de commentaires samedi soir, une absence de réaction qui alimente les spéculations sur la stratégie de communication adoptée à quelques heures d'un rendez-vous électoral déterminant. ## Des réactions indignées à gauche Jean-Luc Mélenchon n'a pas tardé à réagir, qualifiant ces propos de «contre-vérité», selon des déclarations rapportées par Le Figaro. De son côté, Ségolène Royal a dénoncé un «sexisme consternant», une formule qui souligne la dimension genrée de l'attaque dont elle estime avoir été victime. Ces réactions s'inscrivent dans un contexte de tensions déjà vives au sein de la gauche, où les rivalités entre courants antagonistes se sont intensifiées à l'approche des échéances électorales. En effet, la primaire socialiste constitue un moment charnière pour la recomposition de l'espace politique à gauche, et ces révélations pourraient peser sur la dynamique de campagne de Raphaël Glucksmann. ## Une séquence à double tranchant La diffusion de propos privés pose également la question des méthodes employées par certains médias en ligne, notamment ceux positionnés à la gauche de la gauche. Le Media, qui a relayé ces extraits, est présenté par Le Figaro comme un support proche de la gauche radicale, ce qui pourrait suggérer une intention de déstabilisation à l'égard du candidat socialiste. Toutefois, l'authenticité et le contexte exact des échanges n'ont pas été formellement confirmés par des sources indépendantes. Par ailleurs, l'absence de commentaire de l'entourage de M. Glucksmann laisse ouvertes plusieurs hypothèses quant à la ligne de défense qui sera adoptée lors du débat télévisé à venir. D'après des sources politiques citées par la presse nationale, cette séquence pourrait aussi bénéficier indirectement au candidat en renforçant sa notoriété, notamment auprès d'un électorat sensible aux prises de position tranchées. ## Un précédent qui interroge la vie politique Cet épisode rappelle d'autres séquences où des propos captés à l'insu de leurs auteurs ont modifié le cours d'une campagne. La porosité entre sphère privée et espace public, accentuée par les réseaux sociaux, semble désormais constituer un paramètre structurel de la vie politique française. Reste à savoir si cet incident aura un effet durable sur le scrutin à venir ou s'il sera rapidement absorbé par l'agenda médiatique.