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"Ses déclarations relevaient d’affabulations de bonimenteur de foire", l’octogénaire gardois disait avoir été spolié de 130 milliards de dollars, le Fisc réagit

Une · · Par Claire BERNARD

# "Affabulations de bonimenteur de foire" : le Fisc répond au Gardois qui affirmait avoir été spolié de 130 milliards de dollars Dans le Gard, une affaire pour

# "Affabulations de bonimenteur de foire" : le Fisc répond au Gardois qui affirmait avoir été spolié de 130 milliards de dollars Dans le Gard, une affaire pour le moins singulière vient de connaître un rebondissement judiciaire et administratif. Christian Gibelin-Boyer, un octogénaire résidant dans le département, affirmait depuis plusieurs années avoir été spolié d'une fortune colossale estimée à 130 milliards de dollars. Des déclarations que l'administration fiscale française, par la voix d'un de ses anciens hauts responsables, qualifie désormais sans détour d'"affabulations". ## Des déclarations qualifiées de "bonimenteur de foire" Selon des informations rapportées par Midi Libre, Jean-Patrick Martini, ancien chef du service des investigations élargies du Fisc français, a réagi aux revendications de Christian Gibelin-Boyer. Dans des termes particulièrement fermes, il a déclaré que "ses déclarations relevaient d'affabulations de bonimenteur de foire". Cette formule cinglante marque une étape notable dans le traitement de ce dossier, l'administration fiscale ayant jusqu'ici observé une certaine retenue face aux allégations de l'octogénaire. Le cas de Christian Gibelin-Boyer interpelle par son ampleur : la somme évoquée de 130 milliards de dollars représenterait en effet plusieurs fois le budget annuel de l'État français. Une telle revendication, si elle s'avérait fondée, placerait ce Gardois parmi les plus grandes fortunes mondiales, bien au-delà des patrimoines cumulés des milliardaires les plus célèbres de la planète. ## Une procédure qui semble avoir épuisé les recours L'intervention de Jean-Patrick Martini intervient dans un contexte où les démarches de Christian Gibelin-Boyer paraissent avoir atteint leurs limites. Selon les éléments rapportés par Midi Libre, l'octogénaire aurait multiplié les recours et les courriers auprès des institutions, sans parvenir à établir la réalité de la spoliation qu'il dénonce. L'administration fiscale, de son côté, aurait procédé aux vérifications d'usage, lesquelles n'auraient révélé aucun élément susceptible d'étayer les affirmations du plaignant. Cette affaire s'inscrit dans une série plus large de dossiers où des particuliers revendiquent des créances ou des spoliations d'une ampleur exceptionnelle. Les services spécialisés du ministère de l'Économie et des Finances, dont Jean-Patrick Martini a dirigé le service des investigations élargies, sont régulièrement confrontés à ce type de situations. Leur rôle consiste notamment à distinguer les réclamations légitimes des constructions narratives relevant de la fantaisie ou de troubles psychologiques. ## Une réponse ferme mais mesurée de l'administration La réaction de l'ancien haut fonctionnaire du Fisc pourrait toutefois ne pas clore le débat. Christian Gibelin-Boyer, qui s'est toujours montré déterminé dans ses démarches, pourrait poursuivre ses actions sur d'autres terrains. Les déclarations de Jean-Patrick Martini, si elles émanent d'une personnalité ayant occupé d'importantes responsabilités dans la lutte contre la fraude fiscale, n'émanent toutefois pas directement de l'administration fiscale en exercice. La position de la Direction générale des Finances publiques reste donc officiellement celle que ses services ont exprimée au fil de la procédure. Le caractère exceptionnel des sommes évoquées, conjugué à l'absence d'éléments probants produits par le plaignant, laisse penser que ce dossier pourrait rejoindre les archives des réclamations jugées infondées. L'épisode n'en illustre pas moins la persistance de certaines croyances en des spoliations d'ampleur démesurée, phénomène que les spécialistes de la désinformation financière observent avec une attention croissante.