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Séoul affirme que les exercices militaires avec les États-Unis «se dérouleront comme prévu»

Une · · Par Claire BERNARD

Séoul affirme que les exercices militaires avec les États-Unis «se dérouleront comme prévu»

Séoul a officiellement confirmé, lundi 17 août 2026, que les manœuvres militaires annuelles conjointes avec les États-Unis, baptisées « Ulchi Freedom Shield »,

Séoul a officiellement confirmé, lundi 17 août 2026, que les manœuvres militaires annuelles conjointes avec les États-Unis, baptisées « Ulchi Freedom Shield », se dérouleraient conformément au calendrier initialement établi. Cette déclaration du ministère de la Défense sud-coréen intervient au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump d'une réduction « considérable » de la participation américaine à ces exercices, justifiée par sa « très bonne relation avec Kim Jong Un », le dirigeant nord-coréen. ## Un calendrier maintenu malgré les déclarations de Washington Selon des informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP, les exercices « Ulchi Freedom Shield », qui doivent débuter dans la journée et mobiliser environ 18 000 soldats, « se dérouleront comme prévu initialement », a assuré le ministère de la Défense sud-coréen. Cette affirmation contraste avec les propos tenus par Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, où il a qualifié ces manœuvres de « non seulement coûteuses », mais également porteuses d'« un signal totalement inapproprié et hostile » à l'égard de la Corée du Nord, pays qu'il a décrit comme « non-menaçant et respectueux » depuis son retour à la Maison Blanche. Le maintien de ces exercices, annoncé par Séoul, pourrait refléter une volonté de préserver la crédibilité de l'alliance militaire américano-sud-coréenne, historiquement ancrée dans la région depuis la guerre de Corée (1950-1953). Toutefois, la formulation prudente du ministère sud-coréen laisse planer une incertitude quant à l'ampleur réelle de la participation américaine lors de ces manœuvres, les modalités précises de la réduction annoncée n'ayant pas été détaillées à ce stade. ## Une relation triangulaire sous tension Les déclarations de Donald Trump s'inscrivent dans une séquence diplomatique marquée par un rapprochement personnel assumé avec le dirigeant nord-coréen. Le président américain a en effet multiplié, depuis son retour au pouvoir, les signaux d'apaisement envers Pyongyang, au risque de fragiliser les équilibres régionaux. Selon des sources gouvernementales sud-coréennes citées par l'agence de presse, les autorités de Séoul auraient été informées de la position américaine avec un préavis limité, ce qui pourrait expliquer la fermeté de la réponse publique du ministère de la Défense. Le président sud-coréen Lee Jae Myung, photographié à Séoul samedi 15 août 2026 lors des célébrations de la libération de la péninsule, n'a pas encore réagi directement à cette annonce. Cependant, des observateurs régionaux estiment que cette situation pourrait contraindre Séoul à réévaluer sa posture de défense, d'autant plus que les exercices conjoints constituent un pilier central de la stratégie de dissuasion sud-coréenne face aux menaces balistiques et nucléaires nord-coréennes. ## Des implications stratégiques pour la péninsule La décision américaine de réduire sa participation aux exercices conjoints intervient dans un contexte où les capacités militaires nord-coréennes n'ont cessé de progresser, notamment en matière de missiles à longue portée. Selon un rapport du ministère de la Défense sud-coréen publié plus tôt cette année, les essais balistiques de Pyongyang se sont intensifiés au cours des douze derniers mois, renforçant l'importance perçue des manœuvres conjointes pour la sécurité régionale. Par ailleurs, cette annonce pourrait avoir des répercussions sur la posture des forces américaines stationnées en Corée du Sud, qui comptent environ 28 500 soldats selon les données officielles. Toute modification substantielle de leur engagement opérationnel nécessiterait probablement des négociations approfondies entre les deux capitales, ainsi qu'une évaluation des conséquences sur l'équilibre des forces dans la région. Les prochaines semaines devraient permettre de clarifier la portée réelle de cette réduction et ses implications pour l'alliance.