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Sénatoriales 2026 : le RN va pouvoir former un groupe, un élu LFI, des surprises en région… les premiers enseignements du scrutin

Une · · Par Claire BERNARD

Sénatoriales 2026 : le RN va pouvoir former un groupe, un élu LFI, des surprises en région… les premiers enseignements du scrutin

## Sénatoriales 2026 : le RN annonce la création d'un groupe, LFI décroche un siège Selon les informations rapportées par Midi Libre, le Rassemblement national,

## Sénatoriales 2026 : le RN annonce la création d'un groupe, LFI décroche un siège Selon les informations rapportées par Midi Libre, le Rassemblement national, en alliance avec l'UDR, va pouvoir constituer pour la première fois un groupe parlementaire au Sénat. L'annonce a été faite par Jordan Bardella le dimanche 27 septembre, au lendemain d'un scrutin sénatorial qui semble avoir réservé plusieurs surprises, notamment en région. ## Une première historique pour le RN à la chambre haute D'après les éléments relayés par Midi Libre, le parti dirigé par Jordan Bardella aurait remporté des sièges dans les Bouches-du-Rhône et dans d'autres territoires, permettant ainsi à la formation d'atteindre le seuil requis pour constituer un groupe au Palais du Luxembourg. Ce seuil, fixé par le règlement du Sénat, exige un minimum de dix élus. La constitution d'un groupe constitue un enjeu institutionnel majeur : elle ouvre droit à des moyens humains et financiers supplémentaires, à des places dans les commissions et à la possibilité de peser davantage sur l'ordre du jour législatif. En effet, sans groupe, les élus siègent parmi les non-inscrits, avec une influence considérablement réduite sur les travaux parlementaires. ## La gauche enregistre une percée inattendue Toujours selon Midi Libre, un élu La France insoumise aurait été élu, marquant une présence inédite de cette formation au Sénat. Cette élection pourrait sembler anecdotique au regard de la composition globale de la chambre haute, dominée historiquement par les centristes et la droite. Cependant, elle traduit une dynamique électorale qui pourrait s'avérer significative dans la perspective des échéances nationales à venir. Le mode de scrutin sénatorial, indirect, repose sur un collège de grands électeurs composé majoritairement d'élus municipaux, départementaux et régionaux. Toute progression d'une formation politique dans cette chambre reflète donc un ancrage territorial plus profond qu'il n'y paraît. ## Des résultats contrastés selon les territoires Les premiers enseignements du scrutin font également état de « surprises en région », sans que le détail complet des résultats ne soit encore consolidé. Les élections sénatoriales se déroulent selon des modalités variables : scrutin majoritaire dans les départements élisant un ou deux sénateurs, scrutin proportionnel dans ceux en élisant trois ou plus. Cette architecture explique en partie la dispersion des résultats et la difficulté à dégager une tendance nationale uniforme. Par ailleurs, le renouvellement partiel de la chambre — environ un tiers des sièges — limite mécaniquement l'ampleur des basculements possibles à l'échelle d'un seul scrutin. ## Un Sénat en recomposition progressive La configuration issue de ce scrutin pourrait modifier les équilibres au sein de la chambre haute, traditionnellement considérée comme un contrepoids modérateur à l'Assemblée nationale. Toutefois, la création d'un groupe RN ne signifie pas nécessairement une capacité d'influence décisive : le Sénat demeure structuré par des majorités anciennes et des alliances locales qui résistent souvent aux dynamiques partisanes nationales. D'après des sources parlementaires citées par Midi Libre, les prochaines semaines seront déterminantes pour la constitution officielle des groupes et la répartition des postes clés. L'installation du bureau et la désignation des présidents de commission devraient permettre de mesurer plus précisément le poids réel de cette nouvelle donne.