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«Séisme», «signal d’alarme», «révolution culturelle» à mener : les candidats à la présidentielle s’indignent des résultats du classement Pisa

Une · · Par Emma ROUSSEAU

«Séisme», «signal d’alarme», «révolution culturelle» à mener : les candidats à la présidentielle s’indignent des résultats du classement Pisa

«Séisme», «signal d’alarme», «révolution culturelle» à mener : les candidats à la présidentielle s’indignent des résultats du classement Pisa. Publiés ce mardi,

«Séisme», «signal d’alarme», «révolution culturelle» à mener : les candidats à la présidentielle s’indignent des résultats du classement Pisa. Publiés ce mardi, les résultats de l’enquête internationale Pisa plongent la France à son plus bas niveau depuis vingt ans, suscitant une onde de choc dans le paysage politique à sept mois de l’élection présidentielle. Les prétendants à l’Élysée y vont de leurs propositions, entre constats alarmistes et appels à une refondation profonde du système éducatif. ### Un classement au plus bas depuis deux décennies Le classement Pisa, publié tous les trois ans, tombe à point nommé dans la campagne présidentielle. Les performances des élèves français, dévoilées ce mardi matin, sont les plus faibles enregistrées depuis vingt ans. La France se positionne à la 34e place en mathématiques et à la 28e en compréhension de l’écrit, un recul significatif qui interroge sur l’efficacité des politiques éducatives menées ces dernières années. Le rapport souligne également que les capacités de lecture et de compréhension reculent dans l’ensemble des pays de l’OCDE, un phénomène mondial qui n’atténue pourtant pas la gravité de la situation hexagonale. Ces chiffres, scrutés par les spécialistes et les responsables politiques, deviennent un enjeu central du débat public, d’autant plus à l’approche du scrutin de 2027. ### «Signal d’alarme» pour Olivier Faure Parmi les premières réactions, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a qualifié ces résultats de «signal d’alarme». Pour le responsable socialiste, ce classement révèle une crise profonde de l’école républicaine, marquée par des inégalités croissantes et une perte de sens du métier enseignant. Il appelle à une mobilisation générale et à des investissements massifs dans l’éducation, conditionnant selon lui la réussite future du pays. Cette prise de position s’inscrit dans une volonté de placer l’école au cœur du projet socialiste pour la présidentielle, en réponse à une opinion publique de plus en plus attentive aux questions éducatives. Les propositions d’Olivier Faure, bien que non détaillées dans l’immédiat, devraient être précisées dans les prochaines semaines, alors que la campagne s’intensifie. ### «Séisme» et «révolution culturelle» : les autres réactions politiques Au-delà du PS, c’est tout l’échiquier politique qui s’est emparé du sujet. Les termes employés par les différents candidats témoignent de l’ampleur de l’émotion suscitée. Certains évoquent un «séisme», d’autres une nécessaire «révolution culturelle» à mener au sein de l’institution scolaire. Cette diversité de réactions illustre la multiplicité des diagnostics et des remèdes envisagés, allant du retour aux fondamentaux à une refonte complète des programmes, en passant par une revalorisation du corps enseignant ou une réforme du collège unique. Si les solutions divergent, un consensus semble se dégager sur l’urgence d’agir, tant le constat dressé par l’enquête internationale est jugé préoccupant pour l’avenir du capital humain français. Les débats à venir sur l’éducation s’annoncent donc vifs, chaque camp cherchant à capitaliser sur ce sujet de société majeur. ### Un enjeu électoral majeur à sept mois du scrutin La publication de ce classement, à sept mois de l’élection présidentielle, confère à l’éducation une place prépondérante dans la campagne. Les candidats, conscients de l’attente des électeurs, multiplient les annonces et les déplacements sur le terrain scolaire. Cette séquence politique pourrait bien redéfinir les priorités du débat public, reléguant au second plan d’autres thématiques pourtant essentielles. L’école, miroir des fractures sociales et des ambitions collectives, devient un terrain d’affrontement idéologique majeur, où se joue une partie de la crédibilité des programmes. Reste à savoir si ces déclarations d’intention se traduiront par des propositions concrètes et finançables, capables de convaincre un électorat en quête de solutions durables pour l’avenir des générations futures.