Scandale Marko Rupnik : à Lourdes, les mosaïques de la basilique du Rosaire occultées pour la venue du pape

## Lourdes : les mosaïques de Rupnik masquées avant la venue du pape À quelques jours de la visite de Léon XIV à Lourdes, les mosaïques signées Marko Rupnik qui
## Lourdes : les mosaïques de Rupnik masquées avant la venue du pape
À quelques jours de la visite de Léon XIV à Lourdes, les mosaïques signées Marko Rupnik qui ornent la façade de la basilique Notre-Dame du Rosaire ont été occultées. Selon les informations rapportées par Le Figaro le 26 septembre 2026, cette décision a été prise avant l'été par Mgr Jean-Marc Micas, évêque de Tarbes et Lourdes, et agréée par le Vatican.
## Une décision prise en amont de la visite pontificale
Les œuvres du prêtre jésuite et artiste slovène, particulièrement visibles depuis l'esplanade conduisant à la grotte des apparitions, ont ainsi été recouvertes. Le quotidien précise que des ouvriers avaient déjà procédé à une première occultation d'une mosaïque en 2025, signe que le dossier était suivi de longue date par le diocèse. Selon Le Figaro, le Vatican n'aurait pas exercé de pression pour dissimuler ces œuvres, mais ne se serait pas non plus opposé à leur recouvrement.
Cette configuration, plutôt rare dans le champ artistique, illustre la difficulté pour les autorités ecclésiales de concilier patrimoine religieux et gestion d'un scandale aux ramifications internationales. D'après les éléments rapportés, la décision incomberait en premier lieu à l'évêque de Tarbes et Lourdes, soucieux d'éviter que ces mosaïques ne deviennent un point de fixation médiatique pendant la visite papale.
## Le poids des accusations visant Marko Rupnik
Marko Rupnik fait l'objet d'accusations d'agressions sexuelles et d'emprise psychologique formulées par plusieurs de ses anciennes collaboratrices, dont des religieuses. Ces révélations, largement relayées depuis leur émergence, ont profondément ébranlé l'Église catholique et posé la question du devenir des nombreuses œuvres signées par l'artiste à travers le monde.
Le cas Rupnik s'inscrit dans une séquence plus large de remise en cause d'œuvres artistiques associées à des auteurs mis en cause pour des violences sexuelles. La spécificité du dossier tient ici au statut double de l'intéressé : à la fois prêtre jésuite et créateur dont les mosaïques ornent des lieux de culte majeurs, notamment à Lourdes, sanctuaire parmi les plus fréquentés d'Europe.
## Lourdes, un sanctuaire sous tension symbolique
Le choix de masquer ces mosaïques plutôt que de les retirer pourrait relever d'une solution temporaire, permettant de préserver l'intégrité architecturale de la basilique tout en évitant une exposition jugée problématique lors d'un événement à forte portée médiatique. Toutefois, cette mesure ne règle pas la question de fond : que faire durablement de ces œuvres ?
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, aucun calendrier n'a été communiqué quant à un éventuel dévoilement après la visite pontificale. Cette incertitude laisse ouverte la possibilité de décisions ultérieures, qu'elles émanent du diocèse, de la Conférence des évêques de France ou du Saint-Siège. En effet, la gestion du patrimoine artistique lié à des affaires de mœurs pourrait faire l'objet de nouvelles orientations dans les mois à venir.
La visite de Léon XIV à Lourdes s'annonce ainsi placée sous un double registre : celui du recueillement attendu et celui d'une actualité ecclésiale marquée par les conséquences durables des révélations visant l'un des artistes religieux les plus prolifiques de ces dernières décennies.