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«Sauver la profession» : pourquoi les pêcheurs en colère se mobilisent cette semaine

Une · · Par Claire BERNARD

«Sauver la profession» : pourquoi les pêcheurs en colère se mobilisent cette semaine

«Sauver la profession» : pourquoi les pêcheurs en colère se mobilisent cette semaine Le mouvement social des professionnels de la pêche se poursuit cette semain

«Sauver la profession» : pourquoi les pêcheurs en colère se mobilisent cette semaine

Le mouvement social des professionnels de la pêche se poursuit cette semaine, marqué par des blocages de sites stratégiques et des affrontements avec les forces de l'ordre. Selon les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 16 septembre 2026, des dizaines de pêcheurs ont décidé de bloquer l'accès au terminal pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, avant que l'opération ne dégénère en heurts avec les forces de l'ordre venues les déloger.

Une mobilisation qui s'étend malgré les tensions

Ce mardi, l'accès au terminal pétrolier de Fos-sur-Mer a été bloqué par des membres de la profession, selon Le Figaro. L'intervention des forces de l'ordre pour les déloger a donné lieu à des affrontements, une séquence qui pourrait rappeler aux autorités les épisodes les plus tendus des mouvements sociaux récents. En effet, le quotidien souligne que l'exécutif redouterait par-dessus tout de revivre une «saison 2» des «Gilets jaunes», tant les images de ces heurts ont circulé rapidement.

Toutefois, ces tensions n'ont pas mis un frein à la mobilisation. D'après Le Figaro, les professionnels de la pêche ont à nouveau décidé d'empêcher l'accès à un dépôt pétrolier à Frontignan, dans l'Hérault, ce mercredi. Ce choix de cibler des infrastructures énergétiques semble traduire une volonté d'obtenir une visibilité maximale et de peser sur l'approvisionnement en carburants, un levier déjà utilisé lors de précédents conflits sociaux.

«J'ai perdu confiance en la France»

La colère des pêcheurs s'exprime également par la voix de leurs représentants. Selon les propos rapportés par Le Figaro, Mathieu Chapel, président du comité des pêches du Gard, présent sur les lieux de l'affrontement ce mardi, déclare sans détour : «J'ai perdu confiance en la France». Cette formule, citée par le quotidien, résume selon plusieurs observateurs un sentiment d'abandon ressenti par une filière confrontée à des difficultés économiques et réglementaires persistantes.

Le mouvement s'inscrit dans une revendication plus large : celle d'une meilleure prise en compte de la situation de la profession par l'État. Le Figaro indique que les pêcheurs demandent notamment des mesures destinées à «sauver la profession», sans que le détail des revendications chiffrées ne soit précisé dans les éléments accessibles. Cette mobilisation intervient dans un contexte où les questions de carburants et de coûts d'exploitation demeurent des sujets sensibles pour l'ensemble du secteur.

Un précédent qui pèse sur la réponse gouvernementale

La référence aux «Gilets jaunes», rapportée par Le Figaro, n'est pas anodine. Elle souligne la prudence avec laquelle l'exécutif pourrait aborder ce dossier, alors que les blocages de dépôts pétroliers constituent un mode d'action à fort impact médiatique et économique. Les autorités pourraient chercher à ouvrir le dialogue pour éviter une extension du conflit à d'autres ports ou d'autres filières.

Par ailleurs, la multiplication des points de blocage, de Fos-sur-Mer à Frontignan, semblerait indiquer une coordination des actions à l'échelle régionale, voire nationale. Si cette dynamique se confirme dans les prochains jours, elle pourrait contraindre le gouvernement à formuler des réponses concrètes, notamment sur le volet des carburants et du soutien financier à la filière.

La suite du mouvement dépendra de la capacité des représentants de la pêche à maintenir la pression tout en évitant une escalade des affrontements. Le gouvernement, de son côté, devra arbitrer entre fermeté et ouverture, dans un climat où la confiance entre la profession et l'État apparaît sérieusement entamée.