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Sam Altman, Arthur Mensch... Qui sont les invités au déjeuner de travail organisé en marge du G7 ce mercredi ?

Une · · Par Claire BERNARD

Sam Altman, Arthur Mensch... Qui sont les invités au déjeuner de travail organisé en marge du G7 ce mercredi ?

# G7 à Évian : Sam Altman, Arthur Mensch et les géants de la tech invités à un déjeuner de travail sur l'IA Emmanuel Macron organise ce mercredi 17 juin, à Évia

# G7 à Évian : Sam Altman, Arthur Mensch et les géants de la tech invités à un déjeuner de travail sur l'IA Emmanuel Macron organise ce mercredi 17 juin, à Évian, dans les Alpes françaises, une session de travail consacrée à la sécurisation de l'intelligence artificielle en marge du sommet du G7. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce déjeuner « de travail » réunira plusieurs figures majeures de la tech mondiale, dont les Américains Sam Altman et Dario Amodei, respectivement patrons d'OpenAI et d'Anthropic, ainsi que le Français Arthur Mensch, fondateur de Mistral AI. ## Un rendez-vous diplomatique et technologique de premier plan ### ### Les grands noms de l'IA conviés à la table présidentielle La présence de Sam Altman, PDG d'OpenAI, créateur de ChatGPT, et de Dario Amodei, à la tête d'Anthropic, concurrent direct d'OpenAI, témoigne de l'importance stratégique accordée par l'Élysée à la régulation de l'intelligence artificielle. Arthur Mensch, figure montante de l'IA en France avec Mistral AI, incarne quant à lui l'ambition européenne dans ce secteur. L'Élysée, cité par Le Figaro, confirme que plusieurs « leaders de la tech mondiale » participeront à cette session de travail, sans toutefois dévoiler l'intégralité de la liste des invités. Cette réunion intervient au dernier jour d'un sommet du G7 qui se prolongera pour Donald Trump par un dîner sous les ors du château de Versailles. Le choix d'Évian, ville thermale située à la frontière suisse, n'est pas anodin : elle offre un cadre discret et sécurisé pour des échanges de haut niveau. ### ### Les enjeux de la sécurisation de l'intelligence artificielle Nul doute que l'IA sera au cœur des discussions, tandis que le dossier « numérique » prend une place croissante au sein des politiques publiques internationales. La sécurisation de l'intelligence artificielle, thème central de ce déjeuner, recouvre plusieurs dimensions : prévention des risques liés aux systèmes autonomes, protection des données, lutte contre la désinformation générée par l'IA, et encadrement des usages militaires. Si certains sujets font consensus — comme le principe de protéger les mineurs et d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ou 16 ans, communément porté par les États-Unis, l'Allemagne, le Canada, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni — d'autres nécessitent des ajustements significatifs. La divergence des approches réglementaires entre l'Union européenne, qui a adopté l'AI Act, et les États-Unis, qui privilégient une autorégulation de l'industrie, pourrait constituer un point de friction lors des échanges. ## Des discussions stratégiques dans un contexte géopolitique tendu ### ### L'IA comme enjeu de puissance et de souveraineté La réunion d'Évian s'inscrit dans un contexte de compétition technologique mondiale exacerbée. Les États-Unis, la Chine et l'Europe cherchent chacun à prendre l'avantage dans le domaine de l'IA, considéré comme stratégique pour la sécurité nationale et la compétitivité économique. La présence de dirigeants d'entreprises américaines et françaises autour de la même table illustre la volonté de construire des ponts entre les différentes approches. Pour Emmanuel Macron, qui a fait de l'IA une priorité de son second mandat, ce déjeuner de travail représente une opportunité de positionner la France comme un acteur clé de la régulation internationale de l'intelligence artificielle. Le président français pourrait également chercher à obtenir des engagements concrets de la part des géants de la tech en matière de transparence et de sécurité des systèmes d'IA. ### ### Vers une gouvernance mondiale de l'IA ? Les discussions d'Évian pourraient jeter les bases d'une future gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle, à l'image de ce qui a été fait pour le climat ou le nucléaire. La création d'un organisme international de régulation de l'IA, évoquée lors de précédents sommets, pourrait être remise sur la table. Toutefois, les divergences d'intérêts entre les grandes puissances rendent cet objectif difficile à atteindre à court terme. Ce déjeuner de travail, bien que non officiel, pourrait influencer les positions des pays du G7 lors des prochaines négociations internationales sur l'IA. La présence des principaux acteurs privés du secteur suggère que les États cherchent à associer l'industrie à l'élaboration des futures normes, plutôt que de les imposer unilatéralement.