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Saint-Pierre-et-Miquelon est français, «c’est une évidence», affirme Emmanuel Macron en réponse à une carte de Donald Trump

Une · · Par Claire BERNARD

Saint-Pierre-et-Miquelon est français, «c’est une évidence», affirme Emmanuel Macron en réponse à une carte de Donald Trump

## Saint-Pierre-et-Miquelon : Macron réaffirme la souveraineté française face aux ambitions territoriales américaines C'est depuis l'archipel lui-même qu'Emmanu

## Saint-Pierre-et-Miquelon : Macron réaffirme la souveraineté française face aux ambitions territoriales américaines C'est depuis l'archipel lui-même qu'Emmanuel Macron a choisi de répondre. En déplacement à Saint-Pierre-et-Miquelon pour une visite de deux jours, le président français a déclaré samedi que ce territoire était français, « c'est une évidence », selon des propos rapportés par Le Figaro et l'AFP. Une mise au point formulée en réaction à une carte publiée par Donald Trump, qui avait suscité une vive polémique au début du mois. ## Une carte controversée à l'origine de la mise au point présidentielle Le président américain avait en effet diffusé une carte recouvrant du drapeau des États-Unis l'ensemble de l'Amérique du Nord, y compris le petit archipel français situé au large des côtes canadiennes. Selon des informations rapportées par Le Figaro, cette publication avait immédiatement provoqué des réactions indignées, tant à Saint-Pierre-et-Miquelon qu'au sein de la classe politique française. Interrogé sur place, Emmanuel Macron a toutefois tenu à relativiser la portée de cette carte, estimant qu'il n'était pas nécessaire de réaffirmer quotidiennement la souveraineté française : « On ne va pas l'affirmer tous les matins parce que des gens ont des idées étranges ou disent des choses étranges », a-t-il déclaré, cité par l'AFP. Une formule qui traduit une volonté de ne pas alimenter inutilement la controverse, tout en rappelant fermement le statut juridique de l'archipel. ## Un déplacement à forte portée stratégique La visite présidentielle ne se limite pas à cette réponse symbolique. Emmanuel Macron doit accueillir dimanche le Premier ministre canadien Mark Carney à Saint-Pierre, une première dans l'histoire locale, selon Le Figaro. Ce déplacement s'inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les ambitions territoriales affichées par Donald Trump, notamment autour du Groenland, situé à quelques jours de mer de l'archipel et devenu un enjeu stratégique majeur dans l'Arctique. En effet, la position de Saint-Pierre-et-Miquelon, à quelques kilomètres seulement des côtes canadiennes, confère à ce territoire une importance géostratégique qui dépasse largement sa taille modeste. Le rapprochement affiché avec Ottawa pourrait ainsi constituer une réponse coordonnée face aux velléités américaines dans la région. ## Un archipel au cœur d'enjeux diplomatiques renouvelés Ce n'est pas la première fois que Saint-Pierre-et-Miquelon se retrouve au centre d'une attention diplomatique inhabituelle. L'archipel, qui compte environ 6 000 habitants, constitue le seul territoire français d'Amérique du Nord et représente, à ce titre, un point d'ancrage stratégique pour Paris dans cette partie du monde. Toutefois, les déclarations de Donald Trump sur le Groenland et ses ambitions territoriales affichées ont ravivé les tensions autour de la souveraineté dans cette zone. D'après des sources gouvernementales citées par Le Figaro, la visite conjointe avec Mark Carney vise précisément à « faire front » face à ces ambitions. Cette coopération franco-canadienne pourrait également porter sur des questions de défense, de pêche et de sécurité maritime, dans une région où les intérêts des trois pays se croisent. ## Une réponse mesurée mais ferme La réaction d'Emmanuel Macron illustre une stratégie diplomatique consistant à ne pas surréagir à des déclarations jugées provocatrices, tout en réaffirmant clairement les positions françaises lorsque cela s'avère nécessaire. Le caractère « évident » de la souveraineté française sur Saint-Pierre-et-Miquelon, rappelé sur place, n'appelle en soi aucune contestation juridique internationale. Cependant, la multiplication de ce type d'incidents pourrait, à terme, peser sur les relations transatlantiques. Reste à savoir si ce déplacement conjoint avec le Premier ministre canadien débouchera sur des annonces concrètes en matière de coopération régionale, notamment dans le domaine de l'Arctique, où les intérêts stratégiques se redessinent à mesure que les glaces reculent.