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Réunis à Dijon, Gabriel Attal et Édouard Philippe appellent chacun au rassemblement, sans proposer de solution concrète

Une · · Par Claire BERNARD

Réunis à Dijon, Gabriel Attal et Édouard Philippe appellent chacun au rassemblement, sans proposer de solution concrète

## À Dijon, Attal et Philippe rivalisent d'appels au rassemblement sans esquisser de solution Réunis dimanche 11 octobre 2026 dans la capitale bourguignonne à l

## À Dijon, Attal et Philippe rivalisent d'appels au rassemblement sans esquisser de solution Réunis dimanche 11 octobre 2026 dans la capitale bourguignonne à l'occasion du 126e congrès du Parti radical, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont tour à tour pris la parole pour appeler au « rassemblement » du bloc central en vue de la présidentielle de 2027. Selon les informations rapportées par Le Figaro, en collaboration avec l'AFP, les deux hommes, qui se disputent dans les sondages une forme de primaire improvisée, n'ont toutefois avancé aucune proposition concrète susceptible de structurer cette dynamique. ## Un appel à l'union des sociaux-démocrates à la droite républicaine Devant près de 200 sympathisants et membres du Parti radical, réunis pour la présentation d'un « manifeste » en vue du scrutin présidentiel, le secrétaire général de Renaissance a défendu l'idée d'un rassemblement « le plus large possible ». Selon les propos cités par Le Figaro, Gabriel Attal a estimé qu'une telle coalition était « possible de le faire des sociaux-démocrates à la droite républicaine ». Cette formule, déjà employée par le passé, dessine les contours d'une alliance centrale élargie, sans toutefois préciser les modalités pratiques, le calendrier ou les éventuels arbitrages programmatiques qui en découleraient. ## Un « comité de liaison » évoqué comme cadre de discussion Édouard Philippe, de son côté, a rappelé l'existence d'un « comité de liaison » qu'il avait proposé il y a plusieurs mois, selon les déclarations relayées par Le Figaro. Ce cadre de discussions, créé en mars dernier, réunit des responsables de différentes sensibilités du bloc central. Le maire du Havre a souligné la nécessité de « se parler » et de « travailler ensemble », sans toutefois indiquer de nouvelles étapes concrètes dans la structuration de cette démarche. Cette instance, présentée comme un outil de coordination, n'a pour l'heure pas produit de feuille de route publique. ## Une rivalité qui structure le bloc central La rencontre de Dijon illustre la configuration singulière du bloc central à moins d'un an de l'échéance présidentielle. Les deux anciens chefs de gouvernement, qui occupent les premières places dans les enquêtes d'opinion portant sur cette famille politique, apparaissent engagés dans une compétition dont les règles demeurent floues. En effet, aucune primaire formelle n'a été actée, et les appels répétés au rassemblement semblent davantage relever d'une posture politique que d'une architecture institutionnelle aboutie. D'après les éléments rapportés par Le Figaro, aucun des deux intervenants n'a présenté de dispositif précis permettant de départager les candidatures ou de fusionner les équipes. ## Le Parti radical, arène d'une séquence symbolique Le choix du congrès du Parti radical comme cadre de ces prises de parole n'est pas anodin. Cette formation, historiquement ancrée au centre de l'échiquier politique, présentait à cette occasion son propre « manifeste » pour l'élection présidentielle. Les deux responsables ont ainsi pu s'adresser à un auditoire de sympathisants et d'élus sensibles à la thématique de l'union centrale, sans pour autant engager formellement leur parti respectif dans une démarche commune. Cette séquence, largement relayée par les médias nationaux, pourrait toutefois nourrir les discussions à venir au sein du bloc central, d'autant plus que la question du leadership reste ouverte. ## Une dynamique qui reste à confirmer Les appels au rassemblement lancés à Dijon s'inscrivent dans une série d'interventions similaires observées depuis plusieurs mois. Toutefois, l'absence d'avancées concrètes pourrait alimenter les critiques sur l'absence de projet commun, alors que les électeurs du centre attendent des propositions tangibles. Selon plusieurs observateurs cités par la presse nationale, la clarification des intentions des deux candidats demeure suspendue à des arbitrages qui n'ont pas encore été rendus publics. La suite des échanges au sein du comité de liaison pourrait constituer un indicateur des rapports de force à venir, sans garantie toutefois qu'une candidature unique émerge avant l'échéance de 2027.