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Rester ou partir ? Sous la pression des frappes russes, les habitants de Kiev redoutent l’arrivée de l’hiver

Une · · Par Claire BERNARD

Rester ou partir ? Sous la pression des frappes russes, les habitants de Kiev redoutent l’arrivée de l’hiver

À Kiev, en ce mois de septembre 2026, la question du départ pour l'hiver revient dans toutes les conversations. Selon un reportage publié par Le Figaro et signé

À Kiev, en ce mois de septembre 2026, la question du départ pour l'hiver revient dans toutes les conversations. Selon un reportage publié par Le Figaro et signé Elisabeth Pierson, la capitale ukrainienne subit depuis trois semaines des frappes russes quasi ininterrompues, jour et nuit, un rythme que les habitants n'avaient pas connu depuis 2022. ## Un déluge de drones sans précédent D'après les informations rapportées par Le Figaro, plus de 1 000 drones ont été lancés en l'espace de vingt-quatre heures le 13 septembre 2026. Ce chiffre, s'il était confirmé, marquerait une intensification notable des attaques contre la capitale. Les détonations de la défense antiaérienne rythment désormais le quotidien des Kieviens : sur le chemin de l'école le matin, aux déjeuners en terrasse, ou lors des soirées entre amis. Selon le quotidien français, les plus prudents se réfugient dans le métro ou les parkings souterrains à chaque alerte, tandis que la majorité, gagnée par la lassitude, poursuit sa route. Certaines entreprises auraient même instauré une règle stricte : descendre dans les abris à chaque alerte, ce qui reviendrait, en pratique, à y rester en permanence. ## Le traumatisme du dernier hiver Cette situation ravive un souvenir douloureux. Selon le reportage, les habitants gardent en mémoire un hiver passé dans le froid et l'obscurité, marqué par des coupures d'électricité massives et des températures glaciales dans les logements. Ce précédent pèse lourdement sur les décisions actuelles : beaucoup redoutent que la saison froide à venir ne reproduise, voire n'aggrave, ces conditions de vie. D'après Le Figaro, certains Kieviens envisagent désormais de quitter la capitale pour quelques mois, une décision longtemps repoussée mais qui semble gagner du terrain à mesure que les frappes s'intensifient. ## Une ligne rouge franchie Le quotidien rapporte le cas d'Anastasia, 33 ans, qui s'était fixé une limite personnelle avant de partir. Selon le récit du Figaro, nombre de ses amis auraient déjà plié bagage, signe que la question du départ n'est plus taboue dans les cercles proches de la trentenaire. Ce type de témoignage illustre une tendance plus large : la fatigue accumulée, combinée à l'incertitude sur la robustesse des infrastructures énergétiques, pousse une partie de la population à envisager l'exil temporaire comme une stratégie de survie et non comme un abandon. ## Des implications à plusieurs niveaux Cette dynamique pourrait avoir des conséquences sur la vie économique et sociale de la capitale. En effet, le départ saisonnier d'une frange d'habitants, notamment des familles avec enfants, risquerait de peser sur les écoles, les services publics et le tissu entrepreneurial local. Par ailleurs, la pression continue sur les infrastructures énergétiques, si elle se confirme, pourrait rendre la préparation hivernale d'autant plus complexe pour les autorités. Toutefois, aucune donnée officielle ne permet à ce stade de quantifier l'ampleur de ces mouvements de population ni d'évaluer précisément la capacité de résilience des réseaux. La situation à Kiev demeure donc évolutive, suspendue à l'intensité des frappes et à la capacité des infrastructures à tenir face à l'hiver. Selon des sources locales citées par Le Figaro, la question n'est plus de savoir si la saison sera difficile, mais jusqu'où les habitants pourront tenir avant de devoir choisir entre rester et partir.