Rencontres sadiques sur Meetic à Montpellier : "Apparemment, je suis malade sexuellement" finit par lâcher l’accusé

## Un ancien directeur de centre médico-social jugé pour viols devant la cour criminelle de l'Hérault C'est une affaire qui secoue le milieu médico-social de l'
## Un ancien directeur de centre médico-social jugé pour viols devant la cour criminelle de l'Hérault
C'est une affaire qui secoue le milieu médico-social de l'Hérault depuis l'ouverture du procès, lundi 12 octobre, devant la cour criminelle du département. Alexandre Karaa, 40 ans, ancien directeur d'un centre médico-social, comparaît pour les viols de six jeunes femmes, selon des informations rapportées par Midi Libre. Les faits, qui se seraient déroulés dans un contexte de rencontres en ligne, interrogent sur les mécanismes de prédation sexuelle et la vulnérabilité des victimes.
## Des rencontres initiées sur la plateforme Meetic
D'après les éléments relayés par le quotidien régional, les six plaignantes auraient rencontré l'accusé via la plateforme de rencontres Meetic. Les relations, présentées par la défense comme consenties, sont décrites par les parties civiles comme marquées par des pratiques sadiques imposées sans consentement éclairé. Le profil de l'accusé, ancien responsable d'une structure médico-sociale, ajoute une dimension troublante à l'affaire, tant il contraste avec la gravité des faits reprochés.
## Un profil professionnel en décalage avec les accusations
Le parcours d'Alexandre Karaa, directeur d'un centre médico-social avant sa mise en cause, pourrait jouer un rôle central dans les débats. En effet, cette position impliquait une responsabilité directe dans l'accompagnement de publics potentiellement fragiles. Selon des sources judiciaires citées par Midi Libre, les enquêteurs se sont penchés sur les méthodes de séduction employées par l'accusé, qui auraient pu s'appuyer sur une forme d'ascendant psychologique. La question de l'emprise, notion régulièrement invoquée dans les affaires de violences sexuelles, devrait être au cœur des audiences.
## Le revirement de l'accusé face aux juges
L'audience du lundi 12 octobre a été marquée par une déclaration de l'accusé qui a retenu l'attention des observateurs. Selon Midi Libre, Alexandre Karaa a fini par lâcher : « Apparemment, je suis malade sexuellement. » Une formule qui, si elle semble relever d'une forme de reconnaissance, pourrait également constituer une stratégie de défense visant à invoquer une pathologie pour atténuer sa responsabilité pénale. Toutefois, aucune expertise psychiatrique rendue publique à ce stade ne permet de confirmer une telle qualification, et les débats devraient se poursuivre sur ce point dans les jours à venir.
## Un procès suivi de près dans le monde médico-social
Au-delà du cas individuel, cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les procédures de recrutement et de contrôle dans les structures médico-sociales. Plusieurs voix, notamment syndicales, appellent de longue date à un renforcement des vérifications lors de l'embauche à des postes d'encadrement. Le verdict, attendu dans les prochains jours, sera scruté bien au-delà du seul ressort de la cour criminelle de l'Hérault, d'autant plus que les violences sexuelles commises via des plateformes de rencontres font l'objet d'une attention croissante des autorités.
Le procès doit se poursuivre jusqu'en fin de semaine, avec les auditions des parties civiles et les plaidoiries des avocats. Une issue judiciaire qui, quelle qu'elle soit, ne manquera pas de relancer le débat sur la protection des utilisatrices de sites de rencontres et sur la responsabilité des employeurs face aux comportements de leurs cadres.