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Rattrapé par les accusations de mannequins, Gérald Marie, ancien golden-boy d’Elite et nouvelle figure d’un «système d’exploitation sexuelle»

Une · · Par Claire BERNARD

Rattrapé par les accusations de mannequins, Gérald Marie, ancien golden-boy d’Elite et nouvelle figure d’un «système d’exploitation sexuelle»

# Rattrapé par les accusations de mannequins, Gérald Marie, ancien golden-boy d'Elite, visé par six plaintes pour viol L'ancien directeur de l'agence de mannequ

# Rattrapé par les accusations de mannequins, Gérald Marie, ancien golden-boy d'Elite, visé par six plaintes pour viol L'ancien directeur de l'agence de mannequinat Elite Model Management, Gérald Marie de Castellac, se retrouve au cœur d'un scandale judiciaire d'ampleur. Six anciens mannequins ont porté plainte contre lui pour viol le 15 juillet dernier, ravivant les souvenirs d'un « système d'exploitation sexuelle » qui aurait prospéré dans les coulisses de la mode des années 1980-2000, selon des informations rapportées par Le Figaro. ## Une figure emblématique rattrapée par son passé Gérald Marie, concurrent direct de l'autre figure controversée du mannequinat Jean-Luc Brunel, aurait selon d'anciens top models usé des mêmes méthodes que ce dernier. D'après les témoignages recueillis par le quotidien, il plaçait sous son emprise des « filles » vulnérables, souvent mineures, débutant dans le milieu de la mode. Le 11 décembre 1999, Thierry Ardisson l'avait déjà reçu sur le plateau de l'émission « Tout le monde en parle » pour répondre aux accusations portées contre lui dans un reportage de la BBC, filmé en caméra cachée par un journaliste d'investigation qui s'était présenté comme photographe de mode. Ces images, diffusées à l'époque, révélaient un monde vicié dans lequel des mannequins, très souvent mineures, seraient abusées sexuellement par les hommes qui encadrent leurs débuts de carrière. Le concours « Elite Look of the Year », passerelle prisée de jeunes filles à peine sorties de l'adolescence pour intégrer l'agence, était notamment pointé du doigt comme un terrain propice à ces dérives présumées. ## Des accusations structurées et concordantes Les six plaintes déposées le 15 juillet dernier constituent une étape judiciaire majeure dans cette affaire. Selon des sources proches du dossier, les témoignages des anciens mannequins présenteraient des similitudes troublantes, évoquant un mode opératoire récurrent. Les victimes présumées décrivent un système où l'ascendant psychologique et professionnel exercé par Gérald Marie aurait rendu toute opposition quasi impossible pour de jeunes femmes en quête de reconnaissance dans un milieu extrêmement compétitif. Le Figaro souligne que l'ancien golden-boy d'Elite, qui régnait sur l'agence parisienne durant les années 1980-2000, bénéficiait d'une aura considérable dans le milieu de la mode. Cette position dominante lui aurait permis, selon les accusations, d'agir en toute impunité pendant des décennies. Le parallèle avec Jean-Luc Brunel, l'autre figure emblématique du mannequinat français mis en cause dans l'affaire Epstein, semble désormais inévitable aux yeux des enquêteurs. ## Les implications d'une affaire qui dépasse le simple cadre individuel Cette nouvelle salve de plaintes intervient dans un contexte de prise de conscience généralisée des violences sexuelles dans l'industrie de la mode. Les années 1980-2000, période dorée des agences de mannequins françaises, sont aujourd'hui scrutées par la justice et les médias comme une époque où les abus auraient été systématiquement couverts par un silence complice. Gérald Marie, qui avait jusqu'alors échappé à des poursuites pénales malgré les reportages d'investigation et les témoignages publiés, pourrait cette fois devoir répondre de ses actes devant la justice. Les six plaintes pour viol, si elles sont jugées recevables par le parquet, pourraient ouvrir la voie à une instruction judiciaire approfondie. L'affaire s'inscrit également dans une remise en question plus large des pratiques de recrutement et d'encadrement des jeunes mannequins, souvent issus de milieux modestes et parachutés dans des environnements où les protections légales et contractuelles restaient, à l'époque, quasi inexistantes. Le Figaro précise que l'ancien directeur d'Elite, aujourd'hui âgé, n'a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles accusations. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si la justice française décide d'ouvrir une information judiciaire, ce qui marquerait un tournant dans la lutte contre les violences sexuelles dans l'industrie de la mode. Les associations de défense des droits des mannequins, qui suivent ce dossier de près, espèrent que cette affaire contribuera à faire évoluer durablement les pratiques d'un secteur longtemps resté opaque.