Rapport à LFI, école publique, «révolution fiscale»… Ce qu’il faut retenir du dernier débat télévisé de la primaire socialiste

Dimanche soir, sur le plateau de BFMTV, les cinq candidats de la primaire socialiste se sont affrontés lors du troisième et dernier débat télévisé avant le prem
Dimanche soir, sur le plateau de BFMTV, les cinq candidats de la primaire socialiste se sont affrontés lors du troisième et dernier débat télévisé avant le premier tour du scrutin, dont les résultats seront connus samedi prochain peu après 20 heures. Selon les informations rapportées par Le Figaro, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont confronté leurs positions à moins d'une semaine d'une élection à laquelle sont attendus près de 100 000 votants.
## Raphaël Glucksmann pris à partie
La confrontation a été marquée par les attaques dont Raphaël Glucksmann a fait l'objet de la part de ses concurrents, selon le compte rendu du Figaro. Cette dynamique suggère une recomposition des rapports de force au sein d'un espace politique qui cherche encore son candidat pour la présidentielle d'avril prochain. Le scrutin, qualifié de primaire de la gauche «socialiste et démocratique», doit désigner celui ou celle qui portera les couleurs de cette famille politique. D'après les éléments rapportés, la question des alliances, notamment avec La France insoumise, a constitué l'un des points de friction majeurs entre les prétendants, chacun défendant une ligne différente quant à la stratégie à adopter face au mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
## L'épineuse question des alliances
Le rapport à LFI a en effet occupé une place centrale dans les échanges, révélant des divergences profondes entre les candidats sur l'attitude à tenir vis-à-vis de la formation insoumise. Cette question pourrait s'avérer déterminante dans la perspective d'une éventuelle union des gauches, d'autant plus que les tractations en vue de la présidentielle devraient s'intensifier dans les semaines à venir. Par ailleurs, les cinq prétendants se sont accordés sur plusieurs thématiques, notamment la défense de l'école publique, un sujet sur lequel ils ont exprimé une préoccupation commune face au mouvement lycéen, l'un d'eux estimant que «on a abandonné l'école publique». Cette convergence apparente masque toutefois des approches différentes quant aux moyens à mobiliser pour remédier aux difficultés du système éducatif.
## Unanimité sur les retraites et soutien à l'Ukraine
Les candidats ont également affiché une position commune sur la question des retraites, sujet sensible s'il en est dans le débat public français depuis plusieurs années. Sur le plan international, une détermination partagée à soutenir l'Ukraine s'est dégagée des échanges, Ségolène Royal apparaissant toutefois isolée sur ce point, selon Le Figaro. Cette divergence pourrait nourrir des interrogations sur la cohérence de la ligne internationale portée par l'espace socialiste à l'approche du scrutin. En matière fiscale, les échanges ont porté sur une «révolution fiscale» et des taxations tous azimuts, tandis que la question migratoire a été abordée sous l'angle des régularisations, indique le quotidien.
La fermeture des inscriptions étant imminente, les quelque 100 000 votants attendus devraient avoir à trancher entre des lignes sensiblement distinctes. Le résultat du premier tour, connu samedi soir, pourrait redessiner les équilibres internes d'une gauche socialiste en quête de clarification, à un peu plus de six mois de l'échéance présidentielle.