Raffineries, stations-service… La CGT appelle à la grève chez TotalEnergies ce jeudi pour l’emploi et les salaires

Le mouvement social annoncé chez TotalEnergies pour ce jeudi s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du pouvoir d'achat et de la préservation
Le mouvement social annoncé chez TotalEnergies pour ce jeudi s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour du pouvoir d'achat et de la préservation des emplois industriels en France. Selon les informations rapportées par Le Figaro, la CGT maintient son appel à la grève sur l'ensemble des sites du groupe pétrolier, en dépit des gestes consentis par la direction.
## Une mobilisation maintenue malgré les concessions de la direction
D'après les déclarations relayées par Le Figaro, la direction de TotalEnergies a récemment annoncé une avance sur prime, une mesure qui visait manifestement à apaiser les tensions avant la journée de mobilisation. Cette tentative n'a toutefois pas produit l'effet escompté. « La tentative de désamorçage de notre direction ne fonctionne pas », a déclaré Eric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe, cité par le quotidien. Le responsable syndical précise que « tout le monde, normalement, jeudi, appellera à la grève dès le premier quart du matin ». Cette détermination affichée suggère que les revendications salariales et les préoccupations liées à l'emploi demeurent, aux yeux des représentants du personnel, insuffisamment prises en compte par la direction.
## Raffineries et stations-service au cœur du dispositif
Le mouvement de grève devrait toucher prioritairement deux secteurs stratégiques de l'activité du groupe. Selon les informations du Figaro, la CGT appelle à cesser le travail dans les raffineries du groupe ainsi que dans les stations-service de la filiale Argedis, qui en compte environ 180, principalement implantées sur autoroute. Dans les raffineries, ce mouvement de 24 heures pourrait se traduire, selon l'implication des salariés et les modalités décidées localement, par des expéditions de carburants « qui seront bloquées, ou ralenties », a indiqué Eric Sellini. Certaines stations-service pourraient par ailleurs être bloquées, ajoute le quotidien, ce qui laisse entrevoir des perturbations potentielles pour les automobilistes sur les axes routiers concernés.
## Un précédent qui pèse sur les négociations
Cette nouvelle journée d'action intervient dans un climat social déjà tendu au sein du groupe. En effet, les mobilisations récentes dans le secteur de l'énergie ont montré que les organisations syndicales disposent d'une capacité de pression significative sur les chaînes d'approvisionnement en carburants. La configuration actuelle rappelle les mouvements observés ces dernières années, où les raffineries avaient constitué des points de blocage efficaces pour faire entendre les revendications salariales. Toutefois, l'ampleur exacte de la participation reste à confirmer, les modalités étant décidées localement site par site.
## Un enjeu qui dépasse le seul cadre de l'entreprise
Au-delà de TotalEnergies, ce conflit pourrait avoir des répercussions plus larges sur le débat public autour de la souveraineté énergétique et de la politique salariale dans les grands groupes industriels. D'autres filiales du groupe, notamment les usines Hutchinson spécialisées dans le caoutchouc, pourraient également être concernées par le mouvement, selon Le Figaro. La question de l'emploi industriel en France demeure un sujet sensible, d'autant plus que les restructurations successives dans le secteur énergétique ont alimenté une inquiétude durable chez les salariés. Les prochaines heures permettront de mesurer si cette journée de mobilisation débouche sur une reprise du dialogue social ou, à l'inverse, sur un durcissement des positions de part et d'autre.