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«Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées» : Marine Le Pen affirme ne «pas avoir peur» du jugement à venir

Une · · Par Claire BERNARD

«Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées» : Marine Le Pen affirme ne «pas avoir peur» du jugement à venir

«Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées» : Marine Le Pen affirme ne «pas avoir peur» du jugement à venir À six jours d’une décision

«Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées» : Marine Le Pen affirme ne «pas avoir peur» du jugement à venir

À six jours d’une décision judiciaire qui pourrait sceller son avenir politique, Marine Le Pen a tenu à afficher une détermination sans faille. La cheffe de file des députés Rassemblement national (RN) a affirmé mercredi 1er juillet 2026, sur LCI, ne «pas avoir peur» du jugement que doit rendre la cour d’appel de Paris le 7 juillet prochain. «Quoi qu’il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées», a-t-elle déclaré dans un extrait diffusé au journal de 20 heures de TF1, selon des informations rapportées par Le Figaro avec l’AFP.

Une décision capitale pour l’élection présidentielle de 2027

La cour d’appel de Paris doit trancher, le 7 juillet, sur la confirmation ou non de la peine d’inéligibilité prononcée en première instance à l’encontre de Marine Le Pen. Condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens pour détournement de fonds, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale risque de voir cette sanction entérinée. Une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans l’empêcherait, de fait, de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Outre cette interdiction, trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100 000 euros, ont également été requis à son encontre.

«Ça ne dépend plus de moi» : un constat lucide sur la procédure

Interrogée sur l’issue de cette procédure judiciaire, Marine Le Pen a reconnu que «ça ne dépend plus de moi», selon les propos rapportés par Le Figaro. Cette déclaration traduit un constat lucide sur le caractère désormais inéluctable de la décision judiciaire, qui échappe à tout contrôle politique ou personnel. La cheffe de file du RN a toutefois insisté sur sa détermination à poursuivre son engagement public, quelles que soient les conséquences de ce jugement. «Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées», a-t-elle répété, semblant ainsi préparer le terrain à une éventuelle inéligibilité qui pourrait l’écarter de la compétition présidentielle.

Une succession déjà envisagée au sein du RN

En cas de confirmation de la peine d’inéligibilité, le scénario d’une candidature de Jordan Bardella, président du RN, à l’élection présidentielle de 2027 devient de plus en plus probable. La question de la succession de Marine Le Pen, qui brigue un quatrième mandat présidentiel, est au cœur des spéculations politiques depuis plusieurs mois. Si la cheffe de file du RN affirme ne pas avoir peur du jugement à venir, elle ne peut ignorer les conséquences pratiques d’une inéligibilité qui la contraindrait à passer le relais. L’issue de cette affaire, le 7 juillet, pourrait ainsi redessiner en profondeur le paysage politique français à l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, en ouvrant la voie à une nouvelle génération à la tête du Rassemblement national.