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Qui est Elsa Marcel, l’avocate d’extrême gauche qui va défendre Hamza «La Douane» face à la «haine raciste»

Une · · Par Claire BERNARD

Qui est Elsa Marcel, l’avocate d’extrême gauche qui va défendre Hamza «La Douane» face à la «haine raciste»

Hamza « La Douane » : Une avocate d’extrême gauche pour contester une « haine raciste » Alors que les vidéos d’un adolescent de 13 ans perturbant la baignade et

Hamza « La Douane » : Une avocate d’extrême gauche pour contester une « haine raciste »

Alors que les vidéos d’un adolescent de 13 ans perturbant la baignade et les passants au canal Saint-Martin continuent d’enflammer les réseaux sociaux, la famille du jeune Hamza F. a choisi de confier sa défense à une figure du barreau parisien, l’avocate Elsa Marcel. Dans un communiqué publié ce jeudi 3 juillet, Me Marcel a annoncé avoir été mandatée pour défendre les intérêts du collégien, dénonçant un « déferlement de haine raciste » et une « offensive médiatique initiée par des personnalités d’extrême droite », selon des informations rapportées par Le Figaro.

Un profil politique marqué

Elsa Marcel n’est pas une inconnue du paysage judiciaire et politique français. Selon des sources journalistiques, elle est régulièrement décrite comme une avocate « d’extrême gauche », un qualificatif qu’elle ne renie pas. Ancienne membre du parti anticapitaliste et proche de la mouvance libertaire, elle s’est illustrée dans la défense de militants radicaux, notamment lors des manifestations des « gilets jaunes » ou dans des affaires liées à l’antifascisme. Sa réputation s’est construite sur une ligne de défense systématiquement politique, où les faits de droit commun sont souvent requalifiés en actes de résistance ou en conséquences de discriminations systémiques. Ce positionnement, d’autant plus marqué qu’il est revendiqué, pourrait orienter la stratégie de défense du jeune Hamza vers une critique des institutions et des médias, plutôt que vers une simple reconnaissance des faits.

L’affaire « La Douane » : un fait divers devenu symbole

Le jeune Hamza, surnommé « La Douane », est devenu célèbre pour des vidéos où il exige un péage de deux euros des passants au canal Saint-Martin, les aspergeant d’eau en cas de refus. Connu de la police pour une dizaine de faits — outrage à agents, détention de stupéfiants ou extorsion avec arme par destination —, il a été interpellé samedi dernier, puis de nouveau ce mercredi pour le vol d’un téléphone. Pour ses parents, qui se sont confiés au Parisien, l’adolescent « ne fait de mal à personne », se décrivant comme « gentil » et aimant « rigoler avec les gens ». Cette divergence de perception entre les faits établis et le discours parental constitue le cœur du dossier. En choisissant Elsa Marcel, la famille semble vouloir déplacer le débat du terrain pénal vers celui de la stigmatisation raciale et sociale.

Une stratégie de défense sous haute tension

La nomination de Me Marcel intervient dans un climat médiatique déjà très polarisé. D’un côté, des personnalités et comptes d’extrême droite ont largement relayé les vidéos, appelant à des mesures fermes. De l’autre, des collectifs militants dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une instrumentalisation raciste d’un fait divers mineur. L’avocate, dans son communiqué, a immédiatement cadré le débat sur ce second axe, parlant d’une « haine raciste » et d’une « offensive médiatique ». Cette approche, si elle peut galvaniser une partie de l’opinion, comporte des risques juridiques. En effet, la justice pourrait ne pas apprécier que la défense d’un mineur multirécidiviste soit utilisée comme tribune politique. Par ailleurs, les faits d’extorsion et de vol sont objectifs et documentés, ce qui pourrait limiter la portée d’une argumentation exclusivement fondée sur la discrimination.

Quelles conséquences pour l’adolescent ?

L’avenir judiciaire de Hamza F. reste incertain. Placé en garde à vue à plusieurs reprises, il pourrait faire l’objet d’une convocation devant un juge des enfants. La question de son placement ou d’une mesure éducative renforcée se pose, d’autant plus que son jeune âge (13 ans) limite les possibilités de sanction pénale classique. La stratégie d’Elsa Marcel, en recentrant le débat sur le racisme et les médias, pourrait tenter de minimiser la responsabilité pénale de l’adolescent en le présentant comme une victime collatérale d’un système discriminatoire. Cependant, cette approche pourrait également durcir la position du parquet, qui pourrait y voir une tentative de contournement de la réalité des faits. L’affaire, au-delà du sort d’un seul adolescent, illustre les fractures profondes de la société française, où chaque fait divers devient un champ de bataille idéologique.