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Quatre trains par heure, des cars express et 300 km de pistes cyclables : le futur réseau de mobilité entre Montpellier, Sète et Nîmes se précise

Une · · Par Claire BERNARD

Quatre trains par heure, des cars express et 300 km de pistes cyclables : le futur réseau de mobilité entre Montpellier, Sète et Nîmes se précise

# Quatre trains par heure, des cars express et 300 km de pistes cyclables : le futur réseau de mobilité entre Montpellier, Sète et Nîmes se précise Le projet de

# Quatre trains par heure, des cars express et 300 km de pistes cyclables : le futur réseau de mobilité entre Montpellier, Sète et Nîmes se précise Le projet de Service express régional métropolitain (SERM) Montpellier Méditerranée franchit une étape décisive. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, les collectivités partenaires viennent de finaliser le dossier qui dessine les contours d'un réseau de transport intégré reliant Montpellier, Sète et Nîmes, avec une offre renforcée de trains, cars express, bus-tram, pistes cyclables et services numériques. ## Un cadencement ferroviaire renforcé Le volet ferroviaire constitue l'épine dorsale du futur SERM. D'après le dossier finalisé par les collectivités, la fréquence des trains sur l'axe Montpellier-Sète-Nîmes pourrait atteindre quatre trains par heure aux heures de pointe. Une perspective qui transformerait significativement les déplacements quotidiens dans cette zone densément peuplée du littoral héraultais et gardois. Ce cadencement, comparable à celui de certaines lignes de RER franciliennes, viserait à répondre à la croissance démographique de la métropole montpelliéraine et à l'augmentation des flux pendulaires entre les trois villes. Les études préliminaires, menées en concertation avec la Région Occitanie et la SNCF, auraient démontré la faisabilité technique d'une telle montée en puissance, sous réserve de travaux d'infrastructure sur les voies existantes et de modernisation du système de signalisation. ## Des cars express pour compléter l'offre En complément du train, le projet prévoit le déploiement de lignes de cars express. Ces véhicules, qui emprunteraient des voies réservées ou des couloirs dédiés, relieraient les zones périurbaines et rurales aux pôles d'échange multimodaux. Selon des sources proches du dossier, ces cars express pourraient offrir une alternative crédible à la voiture individuelle pour les trajets de moyenne distance, notamment entre les communes ne disposant pas de gare ferroviaire. Leur fréquence, calquée sur celle des trains, permettrait une interconnexion fluide avec le réseau ferré. Les collectivités locales, dont Montpellier Méditerranée Métropole et le Département de l'Hérault, auraient déjà identifié plusieurs itinéraires prioritaires, reliant notamment Lunel, Mauguio ou encore Frontignan à la gare de Montpellier Saint-Roch. ## 300 kilomètres de pistes cyclables en projet La mobilité douce occupe une place centrale dans le futur SERM. Le dossier finalisé prévoit la création ou l'aménagement de 300 kilomètres de pistes cyclables, destinées à mailler l'ensemble du territoire. Ces itinéraires cyclables, sécurisés et continus, relieraient les principaux pôles d'emploi, les gares et les centres-villes. D'après les informations communiquées par les porteurs du projet, ces aménagements s'inscriraient dans une logique de « chaîne de déplacement » : le vélo serait utilisé pour le premier ou le dernier kilomètre, en complément du train ou du car express. Des stations de vélos en libre-service et des parkings sécurisés pour vélos seraient également déployés aux abords des gares et des arrêts de cars. L'objectif affiché serait de réduire la part modale de la voiture individuelle, qui représente encore aujourd'hui plus de 60 % des déplacements dans la région. ## Un guichet numérique unique pour les usagers L'un des aspects novateurs du SERM Montpellier Méditerranée réside dans l'intégration numérique des différents modes de transport. Selon le dossier finalisé, un guichet unique numérique permettrait aux usagers de planifier, de réserver et de payer l'ensemble de leurs trajets, quel que soit le mode de transport emprunté. Cette plateforme, qui pourrait voir le jour d'ici 2026, s'appuierait sur une billettique unifiée et un système d'information en temps réel. Les collectivités partenaires, qui regroupent la Métropole de Montpellier, la Région Occitanie, le Département de l'Hérault et le Gard, travailleraient actuellement à l'harmonisation des tarifs et des abonnements, afin de proposer une offre lisible et accessible. La mise en œuvre de ce service numérique, qui nécessite un investissement estimé à plusieurs millions d'euros, serait conditionnée à l'obtention de subventions de l'État et de l'Union européenne. Les prochaines étapes du projet, qui devrait être présenté officiellement aux élus locaux dans les semaines à venir, consisteront en des études de détail et en une concertation publique élargie. Si le calendrier est respecté, les premières mesures — dont la montée en cadence des trains et l'ouverture des premières lignes de cars express — pourraient intervenir dès 2027.