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"Quasiment aucune centrale thermique intacte" après les bombardements russes: Volodymyr Zelensky inquiet pour les Ukrainiens à quelques mois de l'hiver

Economie · · Par Julie MOREAU

# "Quasiment aucune centrale thermique intacte" : Zelensky alerte sur les risques d'un hiver meurtrier en Ukraine Volodymyr Zelensky a dressé un constat alarman

# "Quasiment aucune centrale thermique intacte" : Zelensky alerte sur les risques d'un hiver meurtrier en Ukraine Volodymyr Zelensky a dressé un constat alarmant ce samedi 8 août depuis Belgrade : les bombardements russes, quasi-quotidiens, ont laissé l'Ukraine avec "quasiment aucune centrale thermique" opérationnelle. Une situation d'autant plus préoccupante que l'hiver approche dans une région de l'Est déjà durement éprouvée par le conflit. ## Un bilan énergétique catastrophique à quelques mois de l'hiver Lors de son premier déplacement officiel en Serbie, le président ukrainien a explicitement lié la stratégie militaire russe à une volonté délibérée de faire souffrir la population civile. "Les missiles russes visent précisément à rendre la vie des Ukrainiens insupportable", a-t-il martelé, évoquant "les défis auxquels l'Ukraine sera confrontée cet hiver". Les frappes se poursuivent en effet sans relâche : dans la nuit de vendredi à samedi, Kiev a de nouveau été pilonnée, faisant trois morts et sept blessés. Mercredi, dix-sept autres personnes avaient déjà perdu la vie dans des bombardements similaires. La destruction quasi totale du parc de centrales thermiques ukrainiennes constitue un enjeu stratégique majeur. Ces installations représentaient une part significative de la capacité de production électrique du pays, essentielle au chauffage urbain et au fonctionnement des infrastructures critiques pendant les mois les plus froids. Les experts redoutent désormais des coupures massives et des conditions de vie extrêmement difficiles pour des millions de civils, alors que les températures hivernales dans l'est du pays peuvent descendre bien en dessous de zéro. ## Un rapprochement diplomatique inédit entre Kiev et Belgrade Au-delà de ce constat dramatique, cette visite marque un tournant diplomatique. Volodymyr Zelensky a "remercié" son homologue serbe Aleksandar Vucic "pour un dialogue constructif et pour un nouveau programme d'aide humanitaire en faveur de l'Ukraine, notamment dans les domaines de la médecine et de l'énergie". Un geste significatif de la part de Belgrade, qui ne s'est jamais alignée sur les sanctions européennes contre Moscou et demeure très dépendante de la Russie pour ses approvisionnements énergétiques. De son côté, le chef d'État serbe a exprimé sur les réseaux sociaux sa conviction que cette visite "va contribuer au développement des relations entre la Serbie et l'Ukraine, et au renforcement de la coopération dans les domaines d'intérêt commun". Une déclaration qui contraste avec la prudence affichée jusqu'ici par Belgrade sur le dossier ukrainien. ## Des questions sécuritaires toujours en suspens Les questions de sécurité entre les deux pays sont toutefois restées au point mort, illustrant les limites de ce rapprochement. Les services de renseignement extérieurs russes (SVR) avaient d'ailleurs accusé en mai 2025 les entreprises d'armement serbes de vendre des munitions à l'Ukraine, via des pays tiers, "en dépit de la neutralité officielle de Belgrade". Une accusation que la Serbie n'a jamais officiellement confirmée ni démentie. Alors que l'Ukraine s'apprête à affronter un hiver particulièrement rude, la question de la reconstruction de son réseau électrique et de la solidarité internationale demeure plus que jamais cruciale pour la survie de sa population civile.