Quantique : la nouvelle course à la puissance - 24/06

Le 24 juin dernier, la course à l’informatique quantique s’est invitée au cœur des débats économiques et technologiques, avec des acteurs français comme Pasqal
Le 24 juin dernier, la course à l’informatique quantique s’est invitée au cœur des débats économiques et technologiques, avec des acteurs français comme Pasqal qui passent à une phase cruciale d’industrialisation. Alors que l’intelligence artificielle (IA) redessine déjà les contours de l’économie mondiale, le quantique promet de démultiplier les capacités de calcul, posant les bases d’une nouvelle souveraineté numérique. Cette compétition, qui implique des géants comme Google, IBM ou encore des startups tricolores, pourrait bouleverser des secteurs entiers, de la santé à la finance, en passant par la cybersécurité.
## Pasqal à l’heure de l’industrialisation
Parmi les fers de lance français, Pasqal, une startup fondée en 2019 par des chercheurs du CNRS, a franchi une étape décisive. Selon les informations de BFM Business, l’entreprise est entrée dans une phase d’industrialisation le 24 juin. Cette transition marque le passage d’une recherche théorique à une production concrète de processeurs quantiques, capables de résoudre des problèmes complexes inaccessibles aux ordinateurs classiques. Si les détails financiers et les partenariats industriels restent à préciser, cette annonce intervient dans un contexte où la France cherche à rattraper son retard face aux États-Unis et à la Chine. Pasqal, qui utilise la technologie des atomes neutres, se distingue par une approche potentiellement plus scalable, un atout dans une course où chaque qubit compte.
## La convergence avec l’IA : un enjeu de souveraineté
Le quantique ne se développe pas en vase clos. Le même jour, BFM Business a diffusé un volet intitulé « Assurer demain dans un monde piloté par l’IA », soulignant l’imbrication croissante entre ces deux technologies. L’IA, déjà au cœur de la transformation de secteurs comme le luxe (« L’IA peut-elle préserver l’âme du luxe ? ») ou l’efficacité énergétique, nécessite des capacités de calcul toujours plus grandes. Le quantique pourrait offrir des accélérations exponentielles, notamment pour l’entraînement de modèles complexes. Cependant, cette convergence pose aussi des questions de souveraineté économique, comme l’a évoqué l’émission « Tech & Co Business » du 23 juin, consacrée à « IA : la souveraineté économique dans la bataille ». La France, avec des acteurs comme Pasqal, tente de se positionner pour ne pas dépendre uniquement des géants américains ou chinois.
## Les métiers et l’innovation en mutation
L’impact de ces technologies sur l’emploi et la formation est également scruté. Le 23 juin, BFM Business a diffusé un segment sur « IA/Métiers : des changements plus rapides », tandis que le 24 juin, France Travail a fait le pari de l’IA pour moderniser ses services. Dans le même temps, la question de l’innovation française face à la bataille mondiale a été abordée le 23 juin, dans un contexte où VivaTech, dont la 10e édition a été célébrée, sert de vitrine. Le quantique, bien que plus discret que l’IA dans le grand public, est perçu comme le prochain levier de compétitivité. Les investissements publics, via le plan France 2030, et privés, via des levées de fonds, devraient s’accélérer dans les mois à venir, selon les observateurs.
## Une perspective de long terme
Si l’industrialisation de Pasqal est une avancée notable, le chemin vers un ordinateur quantique universel et tolérant aux fautes reste long. Les experts estiment qu’il faudra encore une décennie avant de voir des applications commerciales massives. En attendant, la France mise sur une stratégie de niches, avec des technologies comme les atomes neutres ou les supraconducteurs, pour exister sur la scène mondiale. Le 24 juin, BFM Business a également évoqué « Quantique : la nouvelle course à la puissance », un titre qui résume bien l’enjeu : il ne s’agit pas seulement de calculer plus vite, mais de redéfinir les équilibres économiques et géopolitiques de demain. La bataille ne fait que commencer, et la France, avec ses startups et ses laboratoires, espère y jouer un rôle de premier plan.