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«Quand ça vient de son propre camp, c’est pire que tout» : Barbara Butch, la DJ passée d’égérie LGBT à victime des luttes intersectionnelles

Une · · Par Claire BERNARD

«Quand ça vient de son propre camp, c’est pire que tout» : Barbara Butch, la DJ passée d’égérie LGBT à victime des luttes intersectionnelles

# «Quand ça vient de son propre camp, c’est pire que tout» : Barbara Butch, la DJ passée d’égérie LGBT à victime des luttes intersectionnelles La DJ française B

# «Quand ça vient de son propre camp, c’est pire que tout» : Barbara Butch, la DJ passée d’égérie LGBT à victime des luttes intersectionnelles La DJ française Barbara Butch, devenue une figure emblématique de la communauté LGBT après sa participation controversée à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024, se trouve aujourd'hui au cœur d'une tempête médiatique et militante. Selon un article publié par *Le Figaro* le 21 juillet 2026, l'artiste subit depuis plusieurs mois des insultes antisémites et des pressions de la part de militants propalestiniens et de La France Insoumise (LFI), en raison de son soutien à la loi Yadan contre l'antisémitisme. ## Une artiste prise pour cible par son propre camp Le 25 avril 2026, Barbara Butch a posté une vidéo de plusieurs minutes sur son compte Instagram, la mine grave, pour dénoncer les « cascades d'insultes virulentes » qu'elle reçoit. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, les injures fusent : « monstre », « truie sioniste », « rond-point juif », « répugnante ». Ces attaques, d'une violence inouïe, émanent principalement de militants propalestiniens et de membres de LFI, qui lui reprochent d'avoir signé une tribune en ligne soutenant la loi Yadan, un texte visant à lutter contre l'antisémitisme en France. « Moi, je ne parlais qu'en tant que personne juive », a expliqué la DJ pour justifier son geste, selon les propos rapportés par le quotidien. Elle déplore un espace de dialogue qui se rétrécit à vue d'œil, alors qu'elle-même, en tant que militante LGBT de longue date, avait été portée par les mêmes cercles progressistes qui aujourd'hui la rejettent. « C'est de pire en pire », a-t-elle confié, visiblement affectée par ce qu'elle perçoit comme une trahison de son propre camp. ## Un contexte de tensions intersectionnelles Ce retournement de situation illustre les fractures croissantes au sein des mouvements sociaux et politiques français, où les luttes contre l'antisémitisme, l'islamophobie et le racisme se heurtent parfois à des logiques d'allégeance communautaire. Barbara Butch, qui avait été encensée pour son rôle lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris — une représentation de la Cène qui avait suscité une polémique internationale —, se retrouve aujourd'hui isolée. Selon *Le Figaro*, son concert du 25 avril 2026 a été interrompu sous la pression de militants propalestiniens, qui conspuent son soutien à la loi Yadan. La loi Yadan, du nom de la députée Renaissance Caroline Yadan, vise à renforcer les sanctions contre les actes antisémites, notamment dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Pour certains militants propalestiniens, ce texte serait perçu comme une tentative de criminaliser la critique d'Israël, ce qui expliquerait leur opposition virulente. Cependant, pour Barbara Butch, il s'agit d'une question de survie : elle affirme subir l'antisémitisme « au quotidien » et voit dans cette loi une protection nécessaire. ## Des implications plus larges pour les minorités visibles Cette affaire met en lumière les tensions qui traversent les communautés minoritaires en France, où les identités multiples — juive, LGBT, militante — peuvent entrer en conflit. Barbara Butch, qui incarne à la fois la lutte contre l'homophobie et la défense des droits des personnes juives, se trouve prise dans un étau idéologique. « Quand ça vient de son propre camp, c'est pire que tout », pourrait-elle résumer, selon les termes du titre de l'article du *Figaro*. Les réactions sur les réseaux sociaux sont vives, certains dénonçant une « chasse aux sorcières » au sein de la gauche radicale, tandis que d'autres accusent la DJ de « trahir la cause palestinienne ». Cette polarisation croissante pourrait avoir des conséquences durables sur la capacité des militants à mener des luttes communes, notamment dans un contexte où l'antisémitisme et les discriminations restent des sujets sensibles. En conclusion, le cas de Barbara Butch illustre les dilemmes auxquels sont confrontées les figures publiques issues de minorités, tiraillées entre loyauté communautaire et engagement politique. Alors que la loi Yadan continue de diviser, l'artiste pourrait bien devenir un symbole des fractures de l'intersectionnalité à la française, où chaque prise de position peut se retourner contre celui ou celle qui l'émet.