Proximité avec l'extrême droite, structure opaque... « Libé » révèle les turpitudes de la Fondation Brigitte Bardot

Le 21 avril 2026, le quotidien Libération a publié une enquête en trois parties qui jette un éclairage troublant sur les dysfonctionnements de la Fondation Brig
Le 21 avril 2026, le quotidien Libération a publié une enquête en trois parties qui jette un éclairage troublant sur les dysfonctionnements de la Fondation Brigitte Bardot. Créée en 1986 par l'illustre actrice, cette institution se dédie à la protection des animaux. Toutefois, la disparition de Bardot en décembre 2025 a révélé une gestion interne qui suscite de vives interrogations.
Sous le vernis d'une image philanthropique, la fondation se présente comme une entité opaque, échappant à tout contrôle étatique. Selon les révélations de Libération, bien qu'elle ait été reconnue d'utilité publique en 1992, la structure n'a pas été soumise à des inspections régulières. Ce manque de surveillance s'avère d'autant plus préoccupant au regard de son patrimoine, évalué à plusieurs millions d'euros.
Les liens ambigus avec des personnalités de l'extrême droite émergent également dans cette enquête. Des membres de la fondation sont en effet associés à des figures politiques aux opinions contestées. Jean-Claude, ancien proche de Brigitte Bardot et actuel président de la fondation, est cité pour ses affiliations à certains courants nationalistes. Il a tenté de se distancier de ces accusations en affirmant : "Nous ne nous mêlons pas de politique, notre priorité reste la protection des animaux".
L'enquête met également en exergue une gestion financière peu claire. Des fonds initialement destinés à des projets de protection animale semblent avoir été redirigés vers des dépenses non justifiées. Cette situation suscite des préoccupations croissantes parmi les donateurs et les bénévoles, qui s'interrogent sur l'utilisation de leurs contributions. La Fondation Brigitte Bardot se trouve sous pression pour établir une transparence comptable.
Les conséquences de cette enquête dépassent la simple réputation de la fondation. Les autorités gouvernementales pourraient envisager des mesures de contrôle renforcées sur les fondations d'utilité publique, en particulier celles ayant des liens avec des personnalités controversées. Les députés écologistes, par l'intermédiaire de leur porte-parole, ont exprimé leur intention d'initier une réforme en faveur d'une meilleure transparence.
Des voix s'élèvent également dans la société civile. Des associations de protection animale, autrefois alliées de la fondation, commencent à manifester des inquiétudes quant à sa direction actuelle. Ces préoccupations reposent sur un risque que des valeurs fondamentales, telles que le respect de la vie animale, soient compromises par des alliances politiques jugées douteuses.
Dans ce contexte, la fondation pourrait potentiellement perdre son statut d'utilité publique si des preuves de malversations financières venaient à être établies. La tension est palpable, et les appels à des réformes se multiplient. L'avenir de la Fondation Brigitte Bardot se dessine ainsi sous un nuage d'incertitude.
Le verdict d'une éventuelle enquête administrative est attendu d'ici la fin du semestre. Les mois à venir s'annoncent cruciaux pour cette institution emblématique.