Propos racistes de policiers municipaux à Carcassonne : la gauche s’indigne, le RN crie à la manipulation

## Propos racistes présumés au sein de la police municipale de Carcassonne : une affaire qui enflamme le débat politique Une vidéo diffusée mardi par Midi Libre
## Propos racistes présumés au sein de la police municipale de Carcassonne : une affaire qui enflamme le débat politique
Une vidéo diffusée mardi par Midi Libre, montrant des images enregistrées lors de patrouilles de la police municipale de Carcassonne, a déclenché une vive controverse politique nationale. Selon les informations rapportées par Le Figaro, plusieurs agents y tiendraient des propos racistes et sexistes, captés par une caméra-piéton déclenchée à l'insu de l'un d'entre eux. Les faits, qui remonteraient à novembre 2025, ont entraîné l'ouverture d'une enquête par le parquet ainsi que par la municipalité alors en fonction.
## Des propos d'une violence rare documentés
D'après les extraits cités par Le Figaro, un policier déclare notamment au central radio : « Une vieille a percuté un bougnoule apparemment ! », ce à quoi un collègue aurait répondu : « Oh génial ». Ces échanges, enregistrés lors de patrouilles, illustrent selon plusieurs observateurs un problème structurel au sein du service. La diffusion de ces images par Midi Libre a immédiatement provoqué des réactions politiques en cascade, tant à gauche qu'à l'extrême droite.
## La gauche dénonce un racisme systémique
Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a vivement réagi, assurant selon Le Figaro que « rien n'a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme ». Cette déclaration vise directement le Rassemblement national, qui dirige la municipalité depuis les dernières élections municipales. Pour une partie de la gauche, ces propos confirmeraient une continuité idéologique entre les agents mis en cause et la ligne politique de la majorité actuelle. Toutefois, à ce stade, aucun élément ne permet d'établir un lien direct entre la hiérarchie municipale et les faits enregistrés.
## Le RN dénonce une manipulation politique
Face à ces accusations, le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a condamné « avec la plus grande fermeté » ces propos qualifiés de « à vomir », tout en niant avoir eu connaissance de l'affaire. Selon Le Figaro, il rejette toute responsabilité de la municipalité actuelle et pointe du doigt l'équipe centriste qui était en poste au moment du tournage de la vidéo, en novembre 2025. Cette défense s'appuie sur la chronologie des faits, antérieurs à l'arrivée du RN à la tête de la ville, ce qui rend, à ce stade, difficile l'établissement d'une responsabilité directe de la mairie actuelle.
## Un enjeu de confiance envers les institutions locales
Au-delà des joutes partisanes, cette affaire soulève des questions de fond sur les dispositifs de contrôle et de formation au sein des polices municipales. L'existence d'une caméra-piéton activée à l'insu d'un agent interroge également sur les protocoles internes encadrant ces équipements. Les enquêtes ouvertes par le parquet et par la municipalité devront déterminer les responsabilités individuelles et institutionnelles. En attendant leurs conclusions, le climat politique local demeure particulièrement tendu, et l'affaire pourrait peser durablement sur la relation entre les habitants et leur police municipale.