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Promesse de 5 000 dollars pour chaque Américain, attaques contre les démocrates « fous » : Donald Trump se place au centre de la campagne des « midterms »

Une · · Par Claire BERNARD

Promesse de 5 000 dollars pour chaque Américain, attaques contre les démocrates « fous » : Donald Trump se place au centre de la campagne des « midterms »

Dallas, Texas. C'est dans l'enceinte de l'American Airlines Center, transformée pour l'occasion en décor de convention présidentielle, que Donald Trump a ouvert

Dallas, Texas. C'est dans l'enceinte de l'American Airlines Center, transformée pour l'occasion en décor de convention présidentielle, que Donald Trump a ouvert mercredi 9 septembre 2026 la « première convention de mi-mandat » du Parti républicain, selon le reportage d'Adrien Jaulmes, envoyé spécial du Figaro. Devant un parterre de moquette rouge et des milliers de partisans, le président américain a prononcé un discours de plus d'une heure et trente minutes, se plaçant délibérément au centre d'une campagne électorale à laquelle il n'est pourtant pas candidat. ## Une mise en scène de campagne présidentielle Le rassemblement convoqué par Donald Trump reproduisait, selon les informations rapportées par Le Figaro, l'atmosphère d'une convention de nomination présidentielle. « S'il vous plaît, faites comme si j'étais candidat », a lancé le président à ses partisans, avant de les prévenir que « c'est l'élection la plus importante de votre vie ». Cette formule, d'ordinaire réservée aux scrutins présidentiels, semble confirmer la stratégie d'un président qui entend nationaliser le scrutin de mi-mandat en le transformant en référendum sur sa propre personne. D'après la même source, ce grand rassemblement national du Parti républicain s'est tenu à Dallas, au Texas, un État historiquement acquis à la cause républicaine mais dont la mise en avant pourrait également servir de vitrine pour les candidats locaux. La scénographie, la durée du discours et le ton employé participent d'une même logique : effacer la frontière entre l'exercice du pouvoir présidentiel et la campagne partisane. ## Une promesse économique de 5 000 dollars Sur le fond, Donald Trump a notamment vanté ses baisses d'impôts et fait miroiter un « dividende » de 5 000 dollars par adulte en cas de victoire du Parti républicain lors des élections de mi-mandat. Cette annonce, si elle était mise en œuvre, représenterait un transfert direct de plusieurs milliers de milliards de dollars vers les ménages américains. Les modalités de financement d'une telle mesure n'ont pas été précisées dans le compte rendu du Figaro, ce qui laisse entières les questions relatives à son financement, à son calendrier et à sa faisabilité budgétaire. En effet, une promesse de cette nature s'inscrit dans une tradition bien ancrée de la politique américaine, où les annonces de réductions d'impôts et de distributions directes ponctuent régulièrement les campagnes électorales. Cependant, la conversion de telles promesses en dispositifs législatifs dépend étroitement de la composition du Congrès, ce qui confère à l'enjeu des midterms une portée d'autant plus décisive. ## Des attaques contre les démocrates « fous » Le président a également profité de la tribune pour attaquer les démocrates, qu'il a qualifiés de « fous », selon le Figaro. Cette rhétorique, déjà éprouvée lors des campagnes précédentes, vise à mobiliser l'électorat républicain en polarisant le débat autour de la figure présidentielle. Toutefois, elle pourrait également stimuler la participation de l'électorat démocrate, dans un contexte où les midterms sont traditionnellement défavorables au parti au pouvoir. Par ailleurs, la stratégie consistant à placer le président au centre de la campagne comporte des risques. Les élections de mi-mandat sont souvent analysées comme un vote sanction contre l'administration en place, et l'association étroite entre les candidats républicains et Donald Trump pourrait, selon plusieurs analystes, se révéler ambivalente dans les circonscriptions modérées. ## Un scrutin à portée nationale La convention de Dallas marque une étape dans une campagne qui, d'après les éléments rapportés, semble devoir se jouer autant sur la personnalité du président que sur les enjeux locaux. Le contrôle du Congrès, la trajectoire budgétaire du pays et la promesse d'un dividende de 5 000 dollars par adulte constitueront des thèmes centraux des prochaines semaines. Reste à savoir si cette stratégie de personnalisation à outrance portera ses fruits ou si elle se retournera contre les candidats républicains dans les États les plus disputés. La réponse appartient aux électeurs, appelés aux urnes dans moins de deux mois.