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Projet d'autoroute A412 en Haute-Savoie: trois militants campent dans des arbres sur le tracé du chantier

Economie · · Par Julie MOREAU

Projet d'autoroute A412 en Haute-Savoie: trois militants campent dans des arbres sur le tracé du chantier

## Trois militants perchés dans les arbres pour freiner le chantier de l'A412 Trois militants ont installé, samedi 3 octobre, un campement de fortune dans des a

## Trois militants perchés dans les arbres pour freiner le chantier de l'A412 Trois militants ont installé, samedi 3 octobre, un campement de fortune dans des arbres situés sur le tracé de la future autoroute A412, à Bons-en-Chablais, en Haute-Savoie, selon les informations rapportées par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. L'objectif affiché par les opposants : suspendre les coupes et les travaux au moins jusqu'à l'examen d'un référé, prévu le 14 octobre. ## Un chantier lancé le 1er septembre Le projet, porté par Amedea, filiale du groupe Eiffage, prévoit une liaison d'environ 16 kilomètres entre Machilly et Thonon-les-Bains. Cette autoroute à péage doit desservir le territoire situé au sud de Thonon depuis l'agglomération d'Annemasse-Genève et l'autoroute A40. Ses promoteurs mettent en avant un gain de trajet d'une vingtaine de minutes et un désengorgement des routes départementales. Le chantier a démarré le 1er septembre par des travaux de déboisement sur plusieurs sites. La déclaration d'utilité publique a été actée en décembre 2019 et la mise en service est envisagée pour janvier 2029. ## Vingt et une organisations mobilisées Les opposants se sont structurés en un collectif réunissant 21 organisations et 40 riverains, qui réclament l'arrêt immédiat des travaux. Ils contestent la conformité du chantier aux réglementations environnementales, une position rejetée par Amedea. Sur place, l'un des militants, identifié sous le prénom de « Seb », a expliqué à nos confrères de France 3 : « On s'oppose aux coupes rases qu'ils sont en train de faire. Les arbres ne repousseront pas à travers le goudron, donc on les occupe pour qu'ils tiennent le plus longtemps possible. » Les trois occupants des arbres sont soutenus au sol par d'autres opposants au projet. ## Un calendrier judiciaire décisif à la mi-octobre La stratégie des militants repose sur le calendrier judiciaire : ils espèrent que l'occupation des arbres ralentira les abattages jusqu'à l'audience du 14 octobre, date à laquelle un référé sera examiné. Cette séquence rappelle la mobilisation contre l'A69 dans le Tarn, où des opposants s'étaient également installés dans les arbres pour contester un projet autoroutier. Le parallèle est d'autant plus marqué que la méthode — occupation physique du tracé pour ralentir les engins — s'est imposée ces dernières années comme un répertoire d'action courant chez les collectifs anti-infrastructures. ## Un dossier sous tension Le dossier de l'A412 s'inscrit dans un contexte plus large de contestation des grands projets routiers en France, où les recours contentieux et les occupations de terrain se multiplient. Pour Amedea, la légalité du chantier ne fait pas débat, la déclaration d'utilité publique de décembre 2019 constituant le socle juridique du projet. Pour les requérants, en revanche, les garanties environnementales ne sont pas réunies. L'issue du référé du 14 octobre pourrait déterminer si les coupes se poursuivent au rythme prévu ou si le chantier marque une pause. En attendant, le rapport de force se joue autant sur le terrain, à une quinzaine de mètres du sol, que devant le juge.