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Procès de Jeremstar après avoir brandi une pancarte "F*ck corrida" dans les arènes de Nîmes : l’influenceur est relaxé

Une · · Par Claire BERNARD

Procès de Jeremstar après avoir brandi une pancarte

Le tribunal correctionnel de Nîmes a relaxé, ce mardi, l’influenceur Jeremstar, poursuivi pour s’être introduit dans les arènes de la ville lors de la feria des

Le tribunal correctionnel de Nîmes a relaxé, ce mardi, l’influenceur Jeremstar, poursuivi pour s’être introduit dans les arènes de la ville lors de la feria des Vendanges, le 19 septembre dernier, et y avoir brandi une pancarte “F*ck corrida”. Deux autres prévenus, également impliqués dans cette action de protestation contre la tauromachie, ont bénéficié de la même décision, infirmant les réquisitions du parquet qui avaient requis des peines d’amende allant de 5 000 à 6 000 euros à leur encontre le 2 avril dernier. ## Une action coup de poing lors de la feria des Vendanges L’action s’est déroulée le 19 septembre 2023, en plein cœur de la feria des Vendanges, un événement taurin majeur qui attire chaque année des milliers de spectateurs dans les arènes de Nîmes. Selon des informations rapportées par Midi Libre, Jeremstar et ses deux complices auraient pénétré dans l’enceinte sans autorisation, profitant de l’affluence pour déployer une banderole et brandir une pancarte au message explicite contre la corrida. L’objectif affiché par les militants était de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une pratique cruelle envers les animaux. L’intervention des forces de l’ordre avait rapidement mis fin à cette manifestation, et les trois individus avaient été interpellés puis placés en garde à vue. ## Des réquisitions lourdes suivies d’une relaxe surprise Le 2 avril 2024, le parquet de Nîmes avait requis des peines d’amende de 5 000 à 6 000 euros à l’encontre de Jeremstar et des deux autres prévenus, les accusant notamment de violation de domicile et d’entrave à la liberté de réunion. Les magistrats avaient souligné le caractère prémédité de l’action et le trouble à l’ordre public qu’elle avait engendré. Cependant, ce mardi, le tribunal correctionnel a choisi de relaxer les trois militants. Les juges ont estimé que les faits ne constituaient pas une infraction pénale suffisamment caractérisée, considérant que l’action, bien que spectaculaire, n’avait pas causé de dommages matériels ni de violences. Cette décision a été accueillie avec soulagement par les prévenus et leurs soutiens, tandis que les associations de défense des animaux y voient une victoire pour la liberté d’expression. ## Les enjeux juridiques et sociétaux du verdict Cette relaxe intervient dans un contexte où la question de la tauromachie reste profondément clivante en France. Si elle est légale dans certaines régions, dont l’Occitanie, elle est régulièrement contestée par des mouvements animalistes. Jeremstar, connu pour ses prises de position médiatiques, avait fait de cette action un symbole de son engagement contre la corrida. D’après des sources judiciaires, le tribunal a fondé sa décision sur le principe de proportionnalité, estimant que l’action, bien qu’illicite sur la forme, relevait davantage d’une manifestation politique que d’un acte délictueux grave. Cette jurisprudence pourrait faire date pour de futures actions de ce type, en posant des limites subtiles entre la liberté de manifester et le respect des règles de l’ordre public. ## Perspectives et réactions après la relaxe La décision de relaxe suscite des réactions contrastées. D’un côté, les militants anti-corrida saluent une reconnaissance implicite de leur cause et de leur droit à protester, même par des moyens non conventionnels. De l’autre, les aficionados et les organisateurs de la feria dénoncent un précédent dangereux qui pourrait encourager d’autres intrusions. Pour l’heure, Jeremstar n’a pas commenté publiquement le verdict, mais ses avocats ont indiqué que cette relaxe mettait un point final à une procédure qu’ils jugeaient disproportionnée. Il reste à voir si cette affaire influencera le débat plus large sur la régulation des manifestations dans les espaces publics privés, comme les arènes, où se mêlent tradition, spectacle et contestation.