Primaire à gauche : vingt ans après, le retour raté de Ségolène Royal, éliminée dès le premier tour

Selon les résultats rapportés par Le Figaro le 11 octobre 2026, Ségolène Royal a été éliminée dès le premier tour de la primaire de la gauche, ne recueillant qu
Selon les résultats rapportés par Le Figaro le 11 octobre 2026, Ségolène Royal a été éliminée dès le premier tour de la primaire de la gauche, ne recueillant que 7,62 % des suffrages. Un score qui la place loin derrière Raphaël Glucksmann, crédité de 66,17 %, et Olivier Faure, à 14,46 %, mais devant Emmanuel Maurel (5,92 %) et Jérôme Guedj (5,83 %). Vingt ans après son épopée présidentielle de 2007, l'ancienne ministre signe ainsi un nouveau retour manqué sur la scène électorale nationale.
## Une campagne marquée par la formule
Invitée surprise du scrutin, Ségolène Royal aura surtout marqué ce mois de campagne par son sens de la formule et de la polémique, selon l'analyse du Figaro. Un talent oratoire qui, d'après le quotidien, faisait encore trembler ses camarades socialistes, mais qui n'aura pas suffi à lui ouvrir les portes du second tour. La candidate a en effet été contrainte de s'incliner face à un rapport de force largement favorable à Raphaël Glucksmann.
Le journal rapporte que l'unique meeting de l'ancienne candidate, qualifié de « signe avant-coureur », aurait illustré les difficultés d'une campagne chahutée. Cette élimination précoce s'inscrit dans une série de retours politiques manqués pour l'ex-ministre de l'Environnement, habituée depuis plusieurs années à des réapparitions sans lendemain électoral.
## Un soutien conditionnel à Glucksmann
Malgré sa défaite, Ségolène Royal a apporté son soutien à Raphaël Glucksmann, « à condition qu'il y ait un rassemblement à gauche qui se fasse », rapporte Le Figaro. « Moi, ce que je veux, c'est que l'histoire du socialisme ne s'arrête pas », a-t-elle déclaré, se disant « très déçue » de ce résultat. Une posture qui traduit, selon le quotidien, la volonté de l'ancienne candidate de peser malgré tout sur la dynamique interne du Parti socialiste.
## Un scrutin et des rapports de force
Les chiffres du premier tour dessinent une recomposition nette au sein de la gauche socialiste. Avec 66,17 % des voix, Raphaël Glucksmann s'impose comme le grand favori de cette compétition, tandis qu'Olivier Faure, à 14,46 %, conserve une base significative. Les scores plus modestes d'Emmanuel Maurel et de Jérôme Guedj, sous la barre des 6 %, confirment l'écart creusé entre les principales candidatures et les autres prétendants.
Cette configuration pourrait peser sur les discussions en vue du second tour, notamment sur la question du rassemblement évoquée par Ségolène Royal. Le Figaro souligne d'ailleurs que l'ancienne candidate conditionne explicitement son soutien à cette exigence d'unité, un point qui pourrait devenir un enjeu des négociations à venir.
## Une trajectoire politique en pointillé
Vingt ans après sa qualification pour le second tour de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal apparaît donc une nouvelle fois écartée du jeu électoral dès les premières étapes. Ce nouvel échec, selon le quotidien, s'ajoute à une série de tentatives de retour qui n'ont pas permis à l'ancienne ministre de retrouver une position dominante au sein de la gauche.
Si l'intéressée affirme vouloir contribuer à la pérennité de « l'histoire du socialisme », la portée réelle de son influence dans la suite du processus reste, à ce stade, difficile à mesurer. Le second tour de la primaire devrait permettre de préciser les contours d'un rassemblement que Ségolène Royal appelle de ses vœux, sans qu'il soit possible de déterminer si son appui conditionnel pèsera effectivement sur les équilibres internes du Parti socialiste.