Présidentielle 2027 : que disent les derniers sondages ?

Présidentielle 2027 : Jordan Bardella en tête, Marine Le Pen au plus haut, Jean-Luc Mélenchon en embuscade À un peu moins d’un an de l’élection présidentielle d
Présidentielle 2027 : Jordan Bardella en tête, Marine Le Pen au plus haut, Jean-Luc Mélenchon en embuscade
À un peu moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, les premiers sondages publiés par les instituts d’opinion commencent à dessiner des tendances pour le scrutin à venir. Selon un outil d’agrégation mis en ligne par Le Figaro le 10 juillet 2026, et détaillé par les journalistes Nicolas Mondon et Arthur Bijotat, plusieurs figures politiques se détachent nettement dans les intentions de vote, tandis que d’autres peinent à convaincre. Si ces données ne constituent qu’une photographie à l’instant T, elles offrent un premier aperçu des rapports de force qui pourraient structurer la campagne.
Marine Le Pen au plus haut après sa décision de se porter candidate
La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, enregistrerait une dynamique favorable dans les enquêtes récentes. Selon les données compilées par Le Figaro, sa décision de se porter officiellement candidate pour la troisième fois à l’élection présidentielle aurait renforcé sa base électorale. Les sondages la placeraient en position de force pour le premier tour, avec des scores oscillant autour de 30 % des intentions de vote, selon plusieurs enquêtes d’opinion agrégées. Cette progression s’expliquerait notamment par une stratégie de normalisation de son image et par l’absence, pour l’instant, d’une candidature unique de la droite républicaine. Marine Le Pen bénéficierait également d’un électorat fidèle et mobilisé, comme le souligne l’analyse du Figaro. Toutefois, les projections pour le second tour restent incertaines, car les reports de voix pourraient lui être défavorables face à un candidat d’union républicaine.
Jean-Luc Mélenchon en embuscade
Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, apparaîtrait également en embuscade dans ces premières estimations. D’après l’outil du Figaro, il se maintiendrait dans un couloir compris entre 18 % et 22 % des intentions de vote, ce qui le placerait en position de qualifiable pour le second tour, selon les scénarios testés. Sa capacité à rassembler la gauche, notamment autour de la question sociale et de la lutte contre les inégalités, lui permettrait de conserver un socle électoral solide. Cependant, l’éclatement potentiel de la gauche entre plusieurs candidatures — écologistes, communistes ou socialistes — pourrait freiner sa dynamique. Jean-Luc Mélenchon mise sur une campagne de terrain et sur un discours radical pour tenter de capter les électeurs déçus par le macronisme et par l’absence d’alternative crédible à droite.
Bruno Retailleau dans le dur, Édouard Philippe en embuscade
Du côté de la droite républicaine, la situation semblerait plus complexe. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et candidat déclaré, serait « dans le dur », selon les termes du Figaro. Ses intentions de vote stagneraient sous la barre des 10 %, peinant à incarner une alternative crédible face à la poussée du Rassemblement national et à la concurrence interne. En revanche, Édouard Philippe, ancien Premier ministre et maire du Havre, bénéficierait d’une cote de popularité plus élevée, se positionnant comme un possible recours pour les électeurs modérés. Selon plusieurs sondages, il pourrait atteindre entre 12 % et 15 % des intentions de vote, ce qui en ferait un acteur clé de la campagne, notamment si une alliance entre la droite et le centre se dessine. Ces données, bien que préliminaires, illustrent les incertitudes qui pèsent sur l’élection présidentielle de 2027, où les équilibres politiques pourraient encore évoluer en fonction des alliances et des événements à venir.