Présidentielle 2027 : pourquoi Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand ne participeront pas au meeting de Bruno Retailleau

À moins de deux semaines du premier grand meeting de Bruno Retailleau, candidat déclaré des Républicains pour la présidentielle de 2027, l’unité du parti semble
À moins de deux semaines du premier grand meeting de Bruno Retailleau, candidat déclaré des Républicains pour la présidentielle de 2027, l’unité du parti semble plus que jamais compromise. Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 2 juin 2026, ni Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine à l’Assemblée nationale, ni Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, ne prendront part au rassemblement prévu le 20 juin au Parc Floral de Paris. Cette absence programmée illustre les fractures persistantes au sein d’une formation politique en pleine recomposition.
## Un meeting sans figures de proue
Bruno Retailleau, candidat LR depuis février, espérait transformer ce premier grand raout en démonstration de force et de rassemblement. Pourtant, d’après les sources du *Figaro*, les deux poids lourds du parti ont décliné l’invitation. Laurent Wauquiez, chef de file des députés LR à l’Assemblée, et Xavier Bertrand, président de région, ne figureront pas parmi les orateurs ni même dans le public. Leur absence intervient dans un contexte de tensions stratégiques croissantes autour de la campagne pour 2027.
L’enjeu dépasse le simple meeting. Il s’agit d’un signal politique fort envoyé à l’appareil du parti et aux électeurs : la ligne de conduite pour la présidentielle ne fait pas consensus. Si Bruno Retailleau tente d’incarner une droite dure et souverainiste, ses concurrents internes semblent privilégier des approches différentes, voire rivales.
## Un tête-à-tête sous haute tension
Selon les informations du *Figaro*, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau doivent se rencontrer seul à seul cet après-midi même. Leur dernière entrevue remonte à novembre 2025. Ce rendez-vous secret pourrait être l’occasion d’une tentative de rapprochement, mais les positions semblent encore éloignées. L’absence de Xavier Bertrand, lui-même en froid avec Retailleau depuis plusieurs mois, complique encore la donne.
Les divergences porteraient notamment sur la stratégie de campagne : Bruno Retailleau mise sur une radicalisation du discours pour capter l’électorat de droite et d’extrême droite, tandis que Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand privilégieraient une ligne plus centriste et républicaine. Ces différences, déjà perceptibles lors des primaires internes, se cristallisent aujourd’hui autour de l’organisation du meeting du 20 juin.
## Des fractures qui fragilisent la candidature
L’absence des deux figures majeures du parti pourrait affaiblir la crédibilité de Bruno Retailleau en tant que candidat unique et fédérateur. D’autant plus que le Parc Floral, lieu symbolique de grands rassemblements politiques, aurait dû servir de vitrine pour montrer une droite unie face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Or, selon des sources gouvernementales proches du dossier, cette division pourrait être exploitée par les adversaires politiques de LR.
Xavier Bertrand, qui avait déjà manifesté son scepticisme quant à la candidature de Retailleau, n’a pas officiellement justifié son absence. Laurent Wauquiez, de son côté, n’a pas commenté publiquement les informations du *Figaro*. Le silence des intéressés alimente les spéculations sur une possible candidature dissidente ou un ralliement tardif à un autre camp.
## Perspectives et enjeux pour la suite
La réunion de cet après-midi entre Wauquiez et Retailleau pourrait déboucher sur un compromis de dernière minute, mais rien n’est moins sûr. Si l’entente n’était déjà pas au beau fixe, cette nouvelle absence risque de ne pas réchauffer les cœurs. Le parti Les Républicains, déjà affaibli par les départs successifs et les divisions internes, pourrait voir sa campagne présidentielle compromise avant même d’avoir véritablement commencé.
D’après les analystes politiques interrogés par *Le Figaro*, l’enjeu pour Bruno Retailleau est désormais de prouver qu’il peut rassembler au-delà de son propre camp. Le meeting du 20 juin, même privé de ses deux ténors, reste un test crucial pour sa candidature. Les prochains jours diront si la droite parvient à surmonter ses fractures ou si elle s’engage dans une guerre fratricide aux conséquences imprévisibles pour 2027.