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Présidentielle 2027 : Philippe-Retailleau, un parfum de match retour dix ans après Juppé-Fillon

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Philippe-Retailleau, un parfum de match retour dix ans après Juppé-Fillon

Dix ans après la primaire de la droite de 2016, qui avait vu François Fillon renverser Alain Juppé, favori des sondages, la perspective d'un nouveau duel entre

Dix ans après la primaire de la droite de 2016, qui avait vu François Fillon renverser Alain Juppé, favori des sondages, la perspective d'un nouveau duel entre Édouard Philippe et Bruno Retailleau ravive des souvenirs contrastés au sein de la droite française. Selon un récit publié par Le Figaro le 12 septembre 2026, les deux candidats potentiels à l'élection présidentielle de 2027, ainsi qu'une partie de leurs équipes, ont vécu de l'intérieur cette séquence politique qui avait bouleversé les pronostics. ## Un précédent qui pèse sur les stratégies Le parallèle entre les deux configurations est explicitement établi par les observateurs cités par Le Figaro. En 2016, Alain Juppé, alors donné largement en tête, avait été battu par François Fillon, perçu comme un outsider capable de capter l'état d'esprit d'un électorat de droite en pleine mutation. Selon le quotidien, cette remontada reste un point de référence obligé pour comprendre les dynamiques à l'œuvre à l'approche de 2027. Les équipes d'Édouard Philippe tenteraient toutefois de mettre à distance ces mauvais souvenirs, souligne Le Figaro, tandis que les partisans de Bruno Retailleau nourriraient l'espoir de voir se répéter une surprise comparable. Cette asymétrie de posture traduit, d'après le récit, deux rapports différents à l'incertitude électorale. ## La mémoire de la campagne de 2016 Le souvenir de la primaire de 2016 demeure d'autant plus prégnant que certains protagonistes actuels y ont occupé des fonctions de premier plan. Le Figaro rappelle notamment que la campagne d'Alain Juppé avait été marquée par des attaques virulentes, dont le surnom « Ali Juppé », largement relayé sur les réseaux sociaux, qui dépeignait l'ancien premier ministre en supposé agent de l'islam radical. Selon le quotidien, ces attaques s'appuyaient en partie sur des informations tronquées, mais prenaient racine dans des propos réels de l'ancien maire de Bordeaux, qui avait défendu la notion d'« accommodements raisonnables » dans les colonnes du Figaro à l'époque. En face, François Fillon avait, selon le récit, mieux perçu l'état d'esprit de l'électorat de droite, durcissant ses attaques contre ce qu'il qualifiait de « totalitarisme islamique », au point d'y consacrer un ouvrage avant le vote. ## Des enseignements encore discutés Cette séquence reste, dix ans plus tard, un objet d'analyse pour les états-majors. Le Figaro indique que la manière dont les thèmes de société et les questions identitaires ont structuré la campagne de 2016 continue d'alimenter les réflexions stratégiques. Les philippistes, selon le quotidien, chercheraient à tirer les leçons de cette défaite sans en reproduire les erreurs, tandis que les retaillistes y verraient la démonstration qu'un positionnement ferme peut renverser un rapport de force apparemment établi. ## Une configuration encore mouvante À ce stade, aucune candidature n'est officiellement déclarée pour 2027, et les rapports de force internes à la droite demeurent susceptibles d'évoluer. Le parallèle avec 2016, s'il est fréquemment mobilisé, ne saurait toutefois se substituer à une analyse des enjeux propres au cycle électoral à venir, notamment la recomposition du paysage politique et les attentes d'un électorat dont la composition a évolué depuis dix ans. La suite dépendra largement des dynamiques de campagne et des thèmes qui s'imposeront dans le débat public.