Présidentielle 2027 : les « petits candidats » qui retentent leur chance et ceux qui essaient d’exister

# Présidentielle 2027 : les « petits candidats » qui retentent leur chance et ceux qui essaient d’exister À un an du premier tour de l'élection présidentielle d
# Présidentielle 2027 : les « petits candidats » qui retentent leur chance et ceux qui essaient d’exister
À un an du premier tour de l'élection présidentielle de 2027, la course à l'Élysée voit déjà s'aligner plus d'une trentaine de candidats déclarés ou putatifs. Au milieu de cette marée, des figures bien connues des campagnes précédentes et des nouveaux venus tentent de se faire une place, malgré des moyens limités et des appareils politiques restreints.
## Un casting déjà bien fourni
Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 16 juillet 2026, la liste des prétendants à la présidentielle ne cesse de s'allonger. Parmi eux, des habitués de la course élyséenne comme Nicolas Dupont-Aignan ou Jean Lasalle côtoient des nouveaux entrants tels que Karim Bouamrane ou Delphine Batho. Tous font face à plusieurs obstacles et difficultés qui se dressent devant eux, notamment la faiblesse de leurs ressources financières et la modestie de leurs structures politiques.
Ces candidats, que l'on qualifie souvent de « petits », profitent toutefois de la cacophonie ambiante pour tenter d'exister dans le débat public. Anciens ministres ou figures déjà bien identifiées, ils espèrent capitaliser sur leur notoriété antérieure pour franchir le seuil des 500 parrainages nécessaires.
## Nicolas Dupont-Aignan, un habitué repart en campagne
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, dont le nom est associé à trois candidatures consécutives en 2012, 2017 et 2022, a annoncé le 8 mars 2025 se relancer à l'assaut de la présidentielle, d'après *Le Figaro*. Le maire de Yerres (Essonne), réélu dès le premier tour aux dernières municipales, organisera un « grand meeting » dans sa commune le 19 septembre prochain.
Cette nouvelle candidature intervient dans un contexte politique particulièrement fragmenté, où les forces traditionnelles peinent à se structurer autour d'un leadership clair. Pour Nicolas Dupont-Aignan, l'enjeu sera de rassembler au-delà de son électorat souverainiste historique, tout en parvenant à réunir les parrainages nécessaires — une étape qui avait déjà posé difficulté par le passé pour certains petits candidats.
## Jean Lasalle, figure du terroir, de retour
Jean Lasalle, président du mouvement Résistons, pourrait également tenter une nouvelle fois sa chance. Figure atypique de la vie politique française, l'ancien député des Pyrénées-Atlantiques avait obtenu 3,02 % des voix au premier tour de la présidentielle de 2017, puis 3,13 % en 2022. Sa candidature, si elle se confirme, s'appuierait sur un discours ancré dans les territoires ruraux et une critique acerbe des élites parisiennes.
Pour ces candidats disposant de faibles ressources et d'appareils politiques limités, la bataille s'annonce rude. La multiplication des prétendants risque en effet de disperser davantage les voix et de complexifier l'obtention des parrainages, un seuil que plusieurs petits candidats peinent régulièrement à atteindre.
## Les nouveaux entrants tentent de se faire une place
Parmi les nouveaux venus, Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), et Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie et députée des Deux-Sèvres, tentent également de se positionner. Le premier incarne un socialisme municipal et pragmatique, tandis que la seconde porte une écologie politique qu'elle estime insuffisamment représentée dans le paysage actuel.
Leur défi sera de parvenir à exister médiatiquement face aux poids lourds déclarés ou pressentis, tout en construisant une dynamique de terrain suffisante pour espérer franchir les obstacles administratifs et financiers. La présidentielle de 2027 s'annonce ainsi comme un test de résistance pour ces candidats de second rang, qui devront faire preuve d'ingéniosité pour capter l'attention dans un espace politique saturé.
## Des obstacles structurels majeurs
Au-delà de la notoriété, ces petits candidats doivent composer avec des contraintes matérielles importantes. Le financement des campagnes, l'accès aux médias et la constitution de réseaux militants constituent autant de barrières qui limitent leur capacité à peser dans le débat national. La réforme du mode de scrutin ou des règles de parrainage pourrait, à l'avenir, modifier cet équilibre, mais pour l'heure, la présidentielle reste largement dominée par les grands partis et leurs candidats les mieux installés.
Alors que l'échéance de 2027 se rapproche, ces prétendants devront redoubler d'efforts pour convaincre au-delà de leurs cercles habituels et espérer figurer parmi les douze noms retenus pour le premier tour.