Présidentielle 2027 : Le Pen toujours nettement en tête, Mélenchon au 2e tour dans 4 scénarios sur 6

## Présidentielle 2027 : Le Pen toujours nettement en tête, Mélenchon au 2e tour dans 4 scénarios sur 6 Selon une enquête Ipsos-BVA publiée le 13 septembre 2026
## Présidentielle 2027 : Le Pen toujours nettement en tête, Mélenchon au 2e tour dans 4 scénarios sur 6
Selon une enquête Ipsos-BVA publiée le 13 septembre 2026 et relayée par Le Figaro, Marine Le Pen demeure largement en tête des intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2027. La candidate du Rassemblement national est créditée de 33 à 35 % des intentions de vote selon les scénarios testés, dans une étude portant sur plus de 13 000 personnes interrogées.
## Une avance confortable pour la candidate du RN
D'après les données de cette enquête Ipsos-BVA, Marine Le Pen consolide sa position dominante dans l'ensemble des configurations envisagées. Avec un socle compris entre 33 et 35 % des intentions de vote, elle devance nettement l'ensemble de ses concurrents potentiels. Cette enquête, réalisée auprès de plus de 13 000 personnes, constitue l'un des échantillons les plus larges publiés à ce stade du cycle présidentiel, ce qui lui confère un poids particulier dans l'analyse des rapports de force à venir. Les personnes interrogées expriment par ailleurs une aspiration marquée à un « vrai changement social et politique », un élément de contexte qui pourrait peser sur la dynamique électorale des prochains mois.
## Jean-Luc Mélenchon qualifié dans quatre scénarios sur six
Le leader de La France insoumise apparaît comme le principal bénéficiaire de la fragmentation de l'offre politique à gauche et au centre. Selon cette même enquête, Jean-Luc Mélenchon accéderait au second tour dans quatre des six scénarios testés, avec un score compris entre 15,5 % et 17 % des intentions de vote. Cette qualification récurrente, bien qu'inférieure de près de vingt points à celui de Marine Le Pen, illustrerait une nouvelle fois la capacité du candidat insoumis à mobiliser son électorat dans une configuration de second tour. Elle soulignerait également les difficultés persistantes des autres formations de gauche à s'imposer comme alternative crédible face au Rassemblement national.
## Édouard Philippe, une qualification conditionnelle
La situation du candidat Horizons, Édouard Philippe, apparaît nettement plus fragile. Selon les résultats rapportés par Le Figaro, l'ancien Premier ministre ne serait qualifié pour le second tour que dans deux cas de figure précis : s'il se présente comme le seul candidat du bloc central, en l'absence notamment de Gabriel Attal, et face à Raphaël Glucksmann ou à Olivier Faure, tous deux actuellement candidats à la candidature au sein du camp social-démocrate. Cette configuration conditionnelle suggère que la dispersion des voix du centre constitue un facteur déterminant dans l'équation électorale, d'autant plus que la multiplication des candidatures pourrait mécaniquement affaiblir les chances de qualification d'un représentant unique de cette famille politique.
## Un contexte politique en recomposition
Ces projections, établies à partir d'un échantillon de grande ampleur, intervient à un moment charnière du cycle politique. Toutefois, les intentions de vote mesurées près de deux ans avant le scrutin ne sauraient être considérées comme définitives. En effet, l'histoire électorale récente a démontré la volatilité de l'électorat français et la capacité des campagnes à reconfigurer les rapports de force. Par ailleurs, la question des candidatures multiples au sein des différents blocs — notamment à gauche et au centre — pourrait sensiblement modifier les scénarios envisagés. L'enquête Ipsos-BVA, dont les résultats détaillés devraient alimenter les analyses des prochains mois, dessine en creux une recomposition durable de l'espace politique, dont l'issue demeure incertaine à ce stade.