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Présidentielle 2027 : Le Pen réfute l’idée, avancée par un député RN, de devenir la «tutrice» de Bardella en cas de victoire

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Le Pen réfute l’idée, avancée par un député RN, de devenir la «tutrice» de Bardella en cas de victoire

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen écarte fermement l’idée d’un rôle de « tutrice » de Jordan Bardella Alors que les spéculations vont bon train sur l’hypothès

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen écarte fermement l’idée d’un rôle de « tutrice » de Jordan Bardella

Alors que les spéculations vont bon train sur l’hypothèse d’une candidature de Jordan Bardella à l’élection présidentielle de 2027, une proposition émise par un député du Rassemblement National (RN) a provoqué une mise au point cinglante de Marine Le Pen. L’ancienne candidate à la présidentielle a réfuté, ce mercredi 2 juillet 2026, l’idée qu’elle pourrait endosser un rôle de « tutrice » auprès de son dauphin politique, une suggestion formulée la veille par l’élu de l’Oise Philippe Ballard. Cette prise de position intervient dans un contexte judiciaire particulièrement tendu pour la cheffe de file des députés RN, condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité dans l’affaire des assistants d’eurodéputés.

Une proposition polémique de Philippe Ballard

L’étincelle est venue du député RN Philippe Ballard, ancien journaliste, qui s’est exprimé sur le plateau de France Info TV ce mardi 1er juillet. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce dernier a estimé que Marine Le Pen aurait « évidemment un rôle » si Jordan Bardella accédait à l’Élysée en 2027. Allant plus loin, il a qualifié la chef de file des députés RN de future « tutrice » du président du parti. Cette déclaration, bien que formulée sous forme d’hypothèse, a immédiatement suscité des remous au sein de la sphère politique, d’autant qu’elle s’inscrit dans un scénario où Marine Le Pen serait définitivement empêchée de se présenter elle-même à la présidentielle. L’élu de l’Oise semblait ainsi envisager une forme de supervision politique de l’ancienne candidate sur son héritier, une perspective que l’intéressée a rejetée avec netteté.

Une fin de non-recevoir catégorique

Interrogée par nos confrères du Figaro, Marine Le Pen a opposé un refus catégorique à cette vision des choses. « Jamais Marine Le Pen n’a souhaité être cantonnée à une telle mission », affirme l’article, citant des proches de la députée. Elle n’envisage d’ailleurs pas d’être première ministre, une fonction qui reviendrait, dans ce schéma, à un autre membre du parti. Cette sortie illustre la volonté de la triple candidate à la présidentielle de ne pas être réduite à un rôle secondaire ou de simple conseillère, même en cas d’accession de son protégé au pouvoir. La cheffe de file des députés RN semble vouloir préserver son autonomie politique et ne pas être perçue comme une figure tutélaire susceptible de dicter sa conduite à un éventuel président Bardella.

Un contexte judiciaire et politique déterminant

Cette mise au point intervient dans un climat politique et judiciaire particulièrement incertain. Marine Le Pen, condamnée en première instance à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, pourrait voir sa carrière politique compromise si cette décision était confirmée en appel. La date du 7 juillet 2026, mentionnée par Le Figaro, est cruciale : c’est à cette échéance que la cour d’appel doit se prononcer sur le dossier. En cas de confirmation, Jordan Bardella, actuel président du RN, serait naturellement appelé à la remplacer pour la course à l’Élysée. Le député de l’Oise, Philippe Ballard, en évoquant un rôle de « tutrice », semblait ainsi anticiper ce scénario, mais sa proposition a été perçue comme une ingérence dans l’équilibre des pouvoirs internes au parti. La position de Marine Le Pen, ferme et sans ambiguïté, pourrait également viser à rassurer ses partisans sur son maintien en première ligne, même en cas d’empêchement judiciaire.

Les enjeux d’une succession déjà écrite

Au-delà de l’anecdote, cet épisode révèle les tensions latentes autour de la succession de Marine Le Pen au sein du Rassemblement National. Si l’hypothèse d’une candidature Bardella en 2027 est désormais ouvertement envisagée, la place exacte de l’ancienne candidate reste floue. En refusant le rôle de « tutrice », Marine Le Pen semble vouloir tracer une ligne claire : elle ne sera ni une figure de l’ombre ni un simple appendice du pouvoir. Cette prise de position pourrait également avoir des conséquences sur la dynamique interne du parti, où les équilibres entre les deux figures pourraient être redéfinis. L’avenir politique du RN, à quelques jours d’une décision de justice déterminante, se joue désormais sur plusieurs tableaux : judiciaire, électoral et stratégique. La déclaration de Philippe Ballard, bien que maladroite, a eu le mérite de clarifier les positions de chacun, dans un parti qui cherche encore à définir son avenir après Marine Le Pen.