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Présidentielle 2027 : Le Pen fait la course en tête, Philippe creuse l’écart face à Attal, la gauche recule… Découvrez le sondage du Figaro

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Le Pen fait la course en tête, Philippe creuse l’écart face à Attal, la gauche recule… Découvrez le sondage du Figaro

À moins de sept mois du premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 18 avril 2027, les dynamiques de campagne commencent à se dessiner. Selon le baromèt

À moins de sept mois du premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 18 avril 2027, les dynamiques de campagne commencent à se dessiner. Selon le baromètre Ifop-Fiducial publié par Le Figaro, en partenariat avec LCI et Sud Radio, Marine Le Pen et Édouard Philippe apparaissent en position favorable pour se qualifier pour le second tour, tandis que la gauche semble reculer dans les intentions de vote. ## Un rapport de force dominé par le RN et Horizons D'après les données de ce sondage exclusif, la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, fait la course en tête. Le président d'Horizons, Édouard Philippe, consoliderait pour sa part sa position, creusant l'écart face à Gabriel Attal au sein de l'électorat de droite et du centre. Cette configuration, si elle se confirmait, placerait les deux formations en capacité de se qualifier pour la finale, un scénario que les instituts de sondage anticipent depuis plusieurs mois déjà. Ces tendances s'inscrivent dans un contexte politique particulièrement instable. La crise parlementaire née de la dissolution de l'Assemblée nationale continue de peser sur le débat public, et l'absence de candidat naturel à la succession d'Emmanuel Macron — qui ne peut se représenter — entretient une incertitude durable sur la composition finale du plateau électoral. ## Une gauche en perte de vitesse Le baromètre Ifop-Fiducial indique également un recul de la gauche dans son ensemble. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, tous deux cités parmi les figures testées, ne parviendraient pas à enrayer cette dynamique baissière. Cette érosion pourrait s'expliquer par la fragmentation persistante de l'électorat de gauche, ainsi que par la difficulté des différentes formations à proposer un projet commun crédible aux yeux des électeurs. Toutefois, les analystes rappellent que ce type de mesure d'intentions de vote, réalisée plusieurs mois avant le scrutin, demeure susceptible d'évoluer sensiblement. Les campagnes présidentielles ont historiquement démontré leur capacité à rebattre les cartes, notamment lors des précédentes échéances. ## Un scrutin sous tension Le contexte général demeure marqué par une défiance persistante envers les institutions et une attente forte de renouvellement politique. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'opinion serait travaillée par un double enjeu : l'installation d'un nouveau locataire à l'Élysée et la sortie de la crise parlementaire. Par ailleurs, des éléments extérieurs aux dynamiques partisanes pourraient influencer la campagne. Les révélations de Mediapart concernant d'anciens écrits antisémites et complotistes attribués à Jordan Bardella ont provoqué une déflagration dont les conséquences sur l'électorat du RN restent, à ce stade, difficiles à mesurer. D'ici au premier tour, bien des facteurs pourraient encore modifier ces tendances. La structuration des candidatures, les alliances éventuelles et les aléas de la campagne devraient jouer un rôle déterminant dans l'évolution de ces rapports de force.