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Présidentielle 2027 : "Tout est parti en live…", Gabriel Attal dézingue Emmanuel Macron et l’accuse d’avoir "flingué l’économie"

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 :

## Présidentielle 2027 : les critiques de Gabriel Attal contre la dissolution de 2024 Lors d'une intervention au "French Digital Day" à Paris, ce mercredi 16 se

## Présidentielle 2027 : les critiques de Gabriel Attal contre la dissolution de 2024 Lors d'une intervention au "French Digital Day" à Paris, ce mercredi 16 septembre, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a vivement critiqué la décision de dissolution de l'Assemblée nationale prise en juin 2024 par Emmanuel Macron. Selon des propos rapportés par Midi Libre, il a estimé que cette décision avait "contribué à quasiment flinguer l'économie française", une déclaration qui intervient dans un contexte politique déjà tendu à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. ## Un constat économique sévère Gabriel Attal a employé une formule particulièrement directe pour décrire les conséquences économiques de la dissolution. D'après les informations relayées par Midi Libre, il a déclaré que "tout est parti en live", suggérant un enchaînement de conséquences négatives difficilement maîtrisables. Cette sortie marque une escalade dans les critiques adressées à la stratégie politique du chef de l'État, dont l'ancien Premier ministre fut pourtant un proche collaborateur jusqu'à sa démission en janvier 2025. Le contexte économique français, marqué par une croissance atone et un déficit public élevé, pourrait expliquer en partie la vigueur de ces propos. ## Une rupture politique consommée Cette prise de parole s'inscrit dans un contexte de recomposition politique accélérée. La dissolution de juin 2024 avait conduit à une Assemblée nationale fragmentée, compliquant l'adoption de réformes budgétaires et économiques. Selon plusieurs analystes cités par des médias nationaux, l'instabilité gouvernementale qui a suivi aurait pesé sur la confiance des investisseurs et sur la capacité de l'exécutif à mettre en œuvre des politiques structurantes. Gabriel Attal, qui a depuis pris ses distances avec l'aile la plus proche d'Emmanuel Macron, semble vouloir capitaliser sur ce bilan pour se positionner en vue de l'échéance présidentielle. ## Des implications pour 2027 Les déclarations de Gabriel Attal pourraient avoir des répercussions significatives sur la campagne présidentielle à venir. En accusant implicitement Emmanuel Macron d'avoir précipité une crise économique par une décision politique, il cherche possiblement à se démarquer de l'héritage du chef de l'État tout en s'adressant à un électorat modéré déçu. Toutefois, cette stratégie comporte des risques : en tant qu'ancien membre du gouvernement, il pourrait être perçu comme coresponsable des politiques menées. D'après des sources politiques, cette prise de position pourrait également raviver les tensions au sein de la majorité sortante, déjà fracturée par les débats sur la dissolution. ## Une économie sous pression Pour rappel, la France a connu en 2024 et 2025 une série d'avertissements de la part d'institutions financières internationales concernant sa trajectoire budgétaire. Le déficit public a dépassé les 5 % du PIB, et la dette publique frôle les 112 % du PIB, selon les chiffres officiels publiés par l'Insee. Ces indicateurs, couplés à une inflation persistante et à un ralentissement de la croissance, ont alimenté les critiques sur la gestion économique du gouvernement. La dissolution, en créant un vide politique temporaire, aurait selon certains observateurs retardé l'adoption de mesures correctrices indispensables. Cette nouvelle sortie de Gabriel Attal illustre la volatilité du paysage politique français à moins de deux ans de l'élection présidentielle. Si elle confirme sa volonté de s'affranchir de la tutelle d'Emmanuel Macron, elle soulève également des questions sur la cohérence de son propre bilan gouvernemental. L'évolution de ces tensions au sein de l'ancienne majorité pourrait redessiner les alliances en vue de 2027.