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Présidentielle 2027 : Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire et lance son match face à Glucksmann

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Olivier Faure officialise sa candidature à la primaire et lance son match face à Glucksmann

Au lendemain des universités d’été du Parti socialiste à Blois, Olivier Faure a officialisé ce dimanche soir sa candidature à la primaire de la famille socialis

Au lendemain des universités d’été du Parti socialiste à Blois, Olivier Faure a officialisé ce dimanche soir sa candidature à la primaire de la famille socialiste et sociale-démocrate, programmée en octobre prochain. L’annonce, faite sur le plateau du « 20 heures » de TF1, intervient une semaine après celle de Raphaël Glucksmann sur la même chaîne, installant un duel attendu pour la désignation du candidat commun de la gauche sociale-démocrate à l’élection présidentielle de 2027. ## Une annonce au timing calculé Selon des informations rapportées par Le Figaro, le premier secrétaire du PS, âgé de 58 ans et à la tête du parti depuis huit ans, aurait estimé que le moment était venu de franchir le pas. « C’est maintenant ou jamais », aurait résumé un de ses proches, cité par le quotidien. Ce choix marquerait une rupture avec 2021, lorsqu’Olivier Faure avait laissé la place de candidat à Anne Hidalgo, un renoncement que certains observateurs avaient alors interprété comme un signe de prudence, voire d’effacement. « Je suis candidat à la présidence de la République. Je le fais parce que je veux porter une France plus juste », a déclaré le député de Seine-et-Marne, selon des propos rapportés par le média. Cette formule, qui fait directement écho au titre de son nouvel ouvrage *La loi du plus juste*, à paraître le 17 septembre aux éditions Robert Laffont, semble dessiner les contours d’une campagne axée sur les questions de justice sociale et de pouvoir d’achat. Le chef du PS aurait également évoqué son souhait de voir le SMIC augmenter et de garantir à chacun « le sentiment d’être respecté », des thématiques qui pourraient constituer l’ossature de son programme. ## Un duel assumé avec Raphaël Glucksmann L’officialisation de cette candidature place d’emblée le scrutin d’octobre sous le signe d’une confrontation directe avec Raphaël Glucksmann, ancien allié devenu rival. Les deux hommes, qui partageaient jusqu’ici une proximité politique apparente, devraient désormais incarner deux approches potentiellement distinctes de la social-démocratie française. Toutefois, les modalités précises de cette primaire, notamment son périmètre électoral et ses règles d’organisation, n’ont pas encore été entièrement détaillées à ce stade. Par ailleurs, ce duel pourrait ne pas se limiter à ces deux figures. D’autres personnalités de la famille socialiste et sociale-démocrate pourraient en effet être tentées de se joindre à la compétition, même si aucune autre candidature n’a été officiellement annoncée pour le moment. L’issue de cette consultation interne, qui se tiendra dans un peu plus d’un mois, semble donc incertaine, d’autant plus que les rapports de force internes au PS et les dynamiques électorales nationales restent difficiles à anticiper. ## Les enjeux d’une primaire à hauts risques Pour Olivier Faure, l’enjeu de cette primaire dépasse la simple désignation d’un candidat. Il s’agirait en effet de démontrer la capacité du Parti socialiste à peser dans le paysage politique français, après plusieurs cycles électoraux marqués par un affaiblissement électoral. Selon des analyses rapportées par Le Figaro, la candidature du premier secrétaire représenterait un pari personnel significatif, dans la mesure où un échec pourrait affaiblir durablement sa position à la tête du parti. D’un point de vue stratégique, cette annonce intervient dans un calendrier politique chargé, à moins de deux ans de l’élection présidentielle. Les universités d’été de Blois auront en effet servi de cadre à des discussions internes sur la stratégie électorale, et l’officialisation de Faure semble vouloir capitaliser sur ces échanges. Toutefois, la concurrence de Raphaël Glucksmann, qui bénéficierait d’une certaine visibilité médiatique, pourrait compliquer la tâche du premier secrétaire, dont la notoriété nationale demeure plus modeste. La campagne interne qui s’ouvre devrait ainsi être déterminante pour l’avenir de la social-démocratie française, alors que les sondages peinent à identifier un candidat naturel susceptible de rassembler au-delà de l’électorat traditionnel du PS. Les prochaines semaines, jusqu’à la tenue de la primaire en octobre, permettront d’y voir plus clair sur les dynamiques à l’œuvre et sur la capacité des différents candidats à élargir leur base.