Présidentielle 2027 : Maud Bregeon estime «qu’il n’y a plus match» entre Philippe et Attal, et que «le temps de la primaire est terminé»

# Présidentielle 2027 : Maud Bregeon estime «qu'il n'y a plus match» entre Philippe et Attal, et que «le temps de la primaire est terminé» La compétition pour l
# Présidentielle 2027 : Maud Bregeon estime «qu'il n'y a plus match» entre Philippe et Attal, et que «le temps de la primaire est terminé»
La compétition pour la candidature du bloc central à l'élection présidentielle de 2027 connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 31 août 2026, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et soutien déclaré d'Édouard Philippe, a estimé «qu'il n'y a plus match» entre l'ancien premier ministre et Gabriel Attal, tout en affirmant que «le temps de la primaire est terminé». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux figures de la majorité présidentielle.
## Une rivalité qui s'intensifie au sein du bloc central
Depuis plus d'une semaine, Gabriel Attal (Renaissance) multiplie les attaques ciblées contre Édouard Philippe (Horizons), son principal rival au sein du bloc central. Le trentenaire reproche notamment à l'ancien chef du gouvernement de défendre des « idées d'il y a 20 ans ». Ces critiques répétées semblent traduire une stratégie de positionnement visant à asseoir sa propre légitimité dans la course à l'Élysée.
En réponse à ces attaques, Édouard Philippe a proposé dimanche soir une trêve, suggérant que les deux candidats « dirigent leurs traits vers leurs adversaires » plutôt que de s'affronter mutuellement. L'ancien premier ministre a justifié cette approche par la nécessité pour les deux hommes de « se rassembler » en vue du second tour, reconnaissant implicitement que leur opposition frontale pourrait affaiblir leurs chances respectives.
## Une déclaration qui tranche avec les appels à l'unité
L'intervention de Maud Bregeon, rapportée par le quotidien conservateur, marque une escalade dans ce duel à distance. Celle qui occupe également les fonctions de ministre déléguée chargée de l'Énergie avait annoncé son ralliement à Édouard Philippe fin juin, apportant un soutien de poids à la candidature du maire du Havre. Sa prise de position lundi semble vouloir clore définitivement le débat sur une éventuelle primaire au sein du bloc central.
La porte-parole du gouvernement, qui affirme souhaiter « unir la droite et le centre », martèle que son candidat « est le seul à pouvoir se qualifier au second tour ». Cette affirmation, rapportée par Le Figaro, suggère que les partisans d'Édouard Philippe considèrent la question de la désignation comme réglée, au détriment des appels à une consultation élargie des électeurs.
## L'hypocrisie des partisans d'une primaire dénoncée
Au-delà de son analyse de la situation politique, Maud Bregeon a également dénoncé « l'hypocrisie » des candidats favorables à une primaire. Cette charge vise directement Gabriel Attal, qui n'a pas exclu cette hypothèse pour départager les prétendants du camp présidentiel. La ministre déléguée semble considérer que ces appels à la consultation masquent en réalité des calculs politiques personnels.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les sondages placent les deux hommes au coude-à-coude dans les intentions de vote pour le premier tour. Selon les données disponibles, la bataille pour la représentation du bloc central pourrait s'avérer déterminante pour la qualification au second tour, d'autant que la fragmentation de l'offre politique à droite et au centre pourrait disperser les suffrages.
## Une stratégie de clarification assumée
La déclaration de Maud Bregeon semble traduire une volonté de clarification au sein du bloc central, alors que les échéances électorales approchent. En affirmant que « le temps de la primaire est terminé », la porte-parole du gouvernement cherche probablement à imposer un rapport de force favorable à son candidat, tout en évitant une procédure dont l'issue pourrait s'avérer incertaine.
Reste à savoir comment Gabriel Attal et son entourage réagiront à cette sortie. L'ancien ministre de l'Éducation nationale pourrait choisir d'ignorer ces déclarations ou, au contraire, de durcir encore le ton face à un rival qui semble vouloir verrouiller la compétition. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour l'avenir politique des deux prétendants, dont l'opposition pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité.