Présidentielle 2027 : «La machine à perdre est enclenchée», assure Laurent Wauquiez

Présidentielle 2027 : «La machine à perdre est enclenchée», assure Laurent Wauquiez Alors que la campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s'annonce déjà
Présidentielle 2027 : «La machine à perdre est enclenchée», assure Laurent Wauquiez
Alors que la campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s'annonce déjà tendue à droite, le président du groupe des députés Droite Républicaine (DR), Laurent Wauquiez, a lancé une mise en garde cinglante. Selon des informations rapportées par Le Figaro ce mardi 9 juin 2026, l'élu de la Haute-Loire a déclaré sur BFMTV/RMC que « la machine à perdre est enclenchée », une formule qui semble viser directement la stratégie de son propre camp.
### Une primaire comme unique remède ?
Laurent Wauquiez, qui n'a jamais caché son ambition pour 2027, continue de défendre avec insistance son idée d'une primaire ouverte. « Pour que la droite revive, il faut qu'elle accepte la stimulation d'idées et le débat », a-t-il argumenté, selon les propos rapportés par le quotidien. L'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes estime que le parti doit d'abord se concentrer sur le fond du programme avant de s'arrêter sur un nom. « Commençons par travailler sur le fond », a-t-il plaidé, tout en n'écartant pas la possibilité d'y inclure le parti Renaissance, « si les idées sont à droite ». Cette ouverture, bien que conditionnelle, pourrait sembler surprenante de la part d'un cadre des Républicains, mais elle traduit une volonté de rassemblement au-delà des clivages traditionnels.
### Une relation polaire avec Bruno Retailleau
Les tensions entre Laurent Wauquiez et le candidat officiel des Républicains, Bruno Retailleau, sont au cœur de cette dynamique. Adoubé par les adhérents, Bruno Retailleau continue de tracer sa route en solitaire. Il tiendra son premier grand meeting le 20 juin prochain au Parc Floral de Paris, événement auquel Laurent Wauquiez ne participera pas, comme révélé par Le Figaro. Les relations entre les deux hommes sont décrites comme « toujours aussi polaires ». Ce fossé semble se creuser alors que le parti doit faire face à un paysage politique fragmenté. En qualifiant la situation de « machine à perdre », Laurent Wauquiez suggère que la stratégie actuelle, sans débat interne ni primaire, pourrait mener la droite à l'échec.
### Un appel au débat et à l'unité
Derrière ces déclarations, Laurent Wauquiez semble vouloir incarner une ligne de renouveau. En appelant à « mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilité de droite », il cherche à éviter l'écueil d'une candidature unique qui ne ferait pas consensus. « Je veux qu’on puisse mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilité de droite », a-t-il insisté, selon les mêmes sources. Cette approche pourrait refléter une crainte que la droite ne parvienne pas à capitaliser sur les faiblesses de la majorité sortante ou de l'extrême droite, si elle reste divisée. Toutefois, cette position n'est pas partagée par tous, et le refus de Bruno Retailleau d'ouvrir le jeu pourrait bien cristalliser les tensions dans les mois à venir.
### Une stratégie risquée ?
Le pari de Laurent Wauquiez est loin d'être gagné. En critiquant ouvertement la ligne de son propre camp, il prend le risque de fragiliser davantage l'unité du parti. « La machine à perdre est enclenchée », a-t-il asséné, une phrase qui pourrait devenir un slogan ou un avertissement prophétique selon l'issue de la campagne. Alors que le premier meeting de Bruno Retailleau approche, l'absence de Wauquiez pourrait être interprétée comme un désaveu, accentuant les fractures internes. Pour l'instant, la droite semble hésiter entre une candidature unique et un processus plus démocratique, sans garantie de succès. L'avenir dira si ces tensions préparent une recomposition ou un éclatement définitif.