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Présidentielle 2027 : «J’ai noté qu’il m’encourageait, je m’en réjouis», se félicite Philippe après le soutien de Wauquiez

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : «J’ai noté qu’il m’encourageait, je m’en réjouis», se félicite Philippe après le soutien de Wauquiez

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe se félicite des encouragements de Laurent Wauquiez, une brèche dans le camp Retailleau Alors que la campagne pour l'élect

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe se félicite des encouragements de Laurent Wauquiez, une brèche dans le camp Retailleau

Alors que la campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s’intensifie, une déclaration de Laurent Wauquiez, chef de file des députés Les Républicains (LR), a provoqué un séisme politique au sein de son propre camp. Dans un entretien accordé au Figaro mercredi, ce dernier a estimé qu’Édouard Philippe « peut incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France », une phrase qui sonne comme un désaveu pour Bruno Retailleau, candidat officiel LR à l’Élysée. Interrogé jeudi sur BFM, le maire du Havre et candidat Horizons a réagi avec une satisfaction mesurée : « J’ai noté qu’il m’encourageait, je m’en réjouis », tout en précisant ne pas être certain qu’il s’agisse d’un « soutien » formel.

Un « encouragement » qui bouscule les équilibres de la droite

La déclaration de Laurent Wauquiez, publiée dans les colonnes du Figaro, a jeté un pavé dans la mare. L’ancien ministre et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a explicitement conditionné son soutien à Bruno Retailleau à ses résultats dans les sondages, appelant ce dernier à « se retirer » si sa candidature ne décolle pas. Selon des sources proches du parti, ces propos ont immédiatement crispé plusieurs cadres des Républicains, qui y voient une tentative de déstabilisation de la candidature officielle. Laurent Wauquiez, qui avait longtemps été pressenti comme un possible prétendant à la présidentielle avant de se ranger derrière Retailleau, semble ainsi vouloir garder une porte de sortie. En désignant Édouard Philippe comme un recours crédible, il ouvre une brèche idéologique et stratégique au sein de la droite traditionnelle, traditionnellement attachée à une candidature unique.

Édouard Philippe, un candidat qui capitalise sur les fractures adverses

De son côté, Édouard Philippe, qui mène sa campagne sous la bannière d’Horizons, a habilement accueilli ces propos sans les surinterpréter. Sur BFM, il a déclaré : « J’ai noté qu’il m’encourageait, je ne suis pas sûr que ce soit un soutien », prenant acte de cette ouverture tout en maintenant une distance prudente. Cette réaction, mesurée et analytique, correspond à la stratégie de l’ancien premier ministre : se positionner comme un rassembleur au-delà des clivages partisans, capable d’incarner une « ordre et sérieux » qui séduirait au-delà de son camp. En effet, alors que Bruno Retailleau peine à décoller dans les enquêtes d’opinion, Édouard Philippe semble capitaliser sur les divisions internes de LR. Selon plusieurs observateurs, ce jeu d’équilibriste pourrait lui permettre de capter une partie de l’électorat de droite déçu, tout en se présentant comme un rempart face aux extrêmes.

Les Républicains sous tension : vers une recomposition de la droite ?

La sortie de Laurent Wauquiez intervient dans un contexte où Les Républicains cherchent à maintenir une unité de façade autour de Bruno Retailleau. Ce dernier, candidat officiel, doit composer avec des ambitions concurrentes et des sensibilités divergentes au sein de son parti. Le fait que l’un de ses plus éminents lieutenants évoque publiquement une alternative extérieure à LR – en la personne d’Édouard Philippe – fragilise un peu plus sa position. Pour l’heure, la direction du parti n’a pas officiellement réagi, mais des sources internes évoquent des discussions tendues en vue de la prochaine réunion des députés. Cette situation rappelle les précédentes crises de succession au sein de la droite française, où les alliances et les trahisons ont souvent redessiné le paysage politique. À moins d’un an du scrutin, cette déclaration pourrait bien être le signe avant-coureur d’une recomposition plus large, où les frontières entre Horizons et LR s’estomperaient au profit d’une coalition de gouvernement centriste et libérale-conservatrice.

Au-delà des réactions immédiates, cet épisode souligne la volatilité des équilibres politiques à l’approche de 2027. Si Édouard Philippe semble recueillir les fruits d’une stratégie d’ouverture, la question demeure de savoir si cette dynamique suffira à le propulser au second tour, et si Les Républicains parviendront à colmater les brèches ouvertes par leur propre camp.