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Présidentielle 2027 : les électeurs macronistes préféreraient que Lecornu soit candidat à la place de Attal et Philippe

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : les électeurs macronistes préféreraient que Lecornu soit candidat à la place de Attal et Philippe

Présidentielle 2027 : une majorité de sympathisants macronistes plébiscite l’hypothèse Lecornu Alors que la compétition pour l’investiture du bloc central s’int

Présidentielle 2027 : une majorité de sympathisants macronistes plébiscite l’hypothèse Lecornu

Alors que la compétition pour l’investiture du bloc central s’intensifie, un sondage Odoxa-Backbone réalisé pour Le Figaro et publié le 16 juillet 2026 bouscule les équilibres internes de la majorité. À moins d’un an du premier tour de l’élection présidentielle de 2027, les électeurs se déclarant proches de Renaissance exprimeraient une nette préférence pour l’actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu, au détriment de ses deux prédécesseurs, Gabriel Attal et Édouard Philippe. Ce résultat, relayé par la journaliste Anaïs Chaline et le service Infographie du quotidien, pourrait redistribuer les cartes d’une succession qui s’annonçait jusqu’ici bipolaire.

Un rejet relatif des deux favoris annoncés

Selon les données de l’enquête Odoxa-Backbone, 59 % des sympathisants Renaissance souhaiteraient voir Sébastien Lecornu se porter candidat à la place de Gabriel Attal, tandis que 57 % préféreraient son entrée en lice à celle d’Édouard Philippe. Ces chiffres traduisent un désaveu significatif pour les deux figures qui dominent jusqu’à présent les pronostics. Gabriel Attal, souvent présenté comme le dauphin naturel d’Emmanuel Macron après son passage à Matignon, et Édouard Philippe, ancien chef du gouvernement et président du parti Horizons, peineraient donc à convaincre leur propre camp. Le sondage suggère que l’électorat macroniste, loin de se polariser autour de ces deux noms, chercherait un profil perçu comme plus rassembleur ou plus en phase avec l’action gouvernementale en cours.

Sébastien Lecornu : un profil de l’ombre en pleine lumière

Sébastien Lecornu, actuel Premier ministre depuis le remaniement de l’été 2025, bénéficierait d’une image de sérieux et de continuité. Ancien ministre des Armées, il incarne une ligne de fermeté républicaine et de gestion pragmatique, contrastant avec le style plus médiatique de Gabriel Attal ou la stature d’ancien chef de l’exécutif d’Édouard Philippe. L’enquête Odoxa-Backbone, dont la méthodologie repose sur un échantillon représentatif de la population française, indiquerait que cette préférence se manifeste particulièrement chez les électeurs les plus fidèles au bilan du président sortant. Toutefois, il convient de nuancer ces résultats : le sondage mesure des intentions de préférence et non un vote effectif à une primaire interne, et la marge d’erreur inhérente à ce type d’enquête pourrait modérer l’ampleur de l’écart observé.

Des implications stratégiques pour la majorité

Cette donnée intervient dans un contexte de recomposition du bloc central. Édouard Philippe a officiellement lancé Horizons en vue de 2027, tandis que Gabriel Attal tente de structurer son camp au sein de Renaissance. L’émergence de Sébastien Lecornu comme option préférée des sympathisants pourrait contraindre les deux hommes à revoir leur stratégie. D’autant que le Premier ministre actuel, tout en restant discret sur ses ambitions personnelles, occupe une position institutionnelle qui le place en première ligne médiatique. Le Figaro souligne que le sondage révèle également un électorat « partagé », ce qui suggère que la dynamique pourrait encore évoluer en fonction des événements politiques et des performances gouvernementales des prochains mois. La question de l’investiture unique du bloc central, cruciale pour éviter une dispersion des voix au premier tour, reste donc ouverte.

Une équation à plusieurs inconnues

Au-delà du simple classement de préférence, ce sondage met en lumière une fragilité potentielle au sein de la majorité : l’absence d’un leadership clairement accepté par la base. Si Sébastien Lecornu semble recueillir une adhésion majoritaire, rien n’indique qu’il accepterait de se lancer dans la compétition présidentielle, lui qui a toujours mis en avant son rôle de gestionnaire au service de l’État. Par ailleurs, les électeurs macronistes ne représentent qu’une fraction de l’électorat national, et la dynamique interne ne préjuge pas de la capacité à séduire au-delà du premier cercle. L’enquête Odoxa-Backbone pour Le Figaro constitue ainsi un indicateur précieux pour les stratèges, mais elle ne scelle en rien l’issue d’une course qui reste marquée par l’incertitude. La suite de la campagne, les prises de position des intéressés et les rapports de force au sein du gouvernement détermineront si cette préférence se traduit, ou non, en candidature effective.