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Présidentielle 2027 : Édouard Philippe pense que ce «serait dangereux» si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Édouard Philippe pense que ce «serait dangereux» si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour

# Présidentielle 2027 : Édouard Philippe estime que ce «serait dangereux» si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour L'ancien Premier ministre et c

# Présidentielle 2027 : Édouard Philippe estime que ce «serait dangereux» si Gabriel Attal et lui se présentaient au premier tour L'ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe, a estimé mercredi sur RTL que la présence simultanée de Gabriel Attal et de lui-même au premier tour du scrutin, prévu le 18 avril, représenterait un risque politique majeur. Selon des informations rapportées par Le Figaro, le maire du Havre a précisé que les deux hommes se départageront «entre novembre et février», sous-entendant qu'une candidature unique pourrait émerger de leur camp d'ici là. ## Un appel à la clarification dans le camp macroniste ### Une multiplication des candidatures jugée «légitime» mais risquée «La multiplication des candidatures au début de l'élection, elle est très légitime (...) C'est normal que les gens le fassent s'ils ont envie de le faire, s'ils ont envie de dire des choses», a déclaré Édouard Philippe mercredi sur RTL, selon les propos rapportés par Le Figaro. L'ancien locataire de Matignon, qui mène désormais sa propre formation politique Horizons, a toutefois nuancé son propos en insistant sur la nécessité d'une clarification à l'approche du scrutin. «Après, entre novembre et février, il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique», a-t-il ajouté. Cette déclaration intervient dans un contexte où le camp présidentiel, divisé entre plusieurs figures susceptibles de briguer la magistrature suprême, pourrait voir ses forces dispersées dès le premier tour. Gabriel Attal, actuel Premier ministre, et Édouard Philippe, ancien chef du gouvernement et candidat déclaré, incarnent deux lignes politiques potentiellement concurrentes au sein de la majorité sortante. Le risque d'une élimination précoce, évoqué par Philippe, renvoie à la crainte d'un second tour opposant le Rassemblement national à La France insoumise, scénario que l'ancien Premier ministre qualifie de «cauchemar absolu». ## Un «cauchemar absolu» à éviter ### La menace d'un second tour Le Pen-Bardella Édouard Philippe a explicitement évoqué le «risque d'élimination qui arriverait à ce cauchemar absolu, un deuxième tour avec Madame Le Pen ou Monsieur Bardella», selon ses déclarations retranscrites par Le Figaro. Cette mise en garde, formulée au conditionnel, reflète une préoccupation partagée par plusieurs responsables politiques de la majorité : celle de voir le camp présidentiel perdre le pouvoir au profit de l'extrême droite, faute d'avoir su s'unir derrière un candidat unique. L'ancien Premier ministre, qui a dirigé le gouvernement de 2017 à 2020 sous la présidence d'Emmanuel Macron, semble ainsi appeler à une forme de discipline politique au sein de son camp. La fenêtre de tir qu'il évoque — entre novembre et février — correspond à la période durant laquelle les candidatures devront être officialisées et les alliances scellées. D'ici là, les tractations pourraient s'intensifier entre les différents pôles de la majorité, chacun tentant de peser sur le choix final. ## Les implications pour la campagne à venir ### Une stratégie de clarification progressive Les déclarations d'Édouard Philippe, bien que nuancées par un conditionnel de précaution, esquissent une stratégie de clarification progressive. Le candidat Horizons semble vouloir laisser ouverte la possibilité d'un retrait en faveur de Gabriel Attal, ou inversement, selon les rapports de force qui se dessineront dans les mois à venir. Toutefois, l'ancien Premier ministre n'a pas indiqué quelle serait sa position personnelle si les deux hommes devaient effectivement se présenter. Cette incertitude pourrait alimenter les spéculations sur une éventuelle primaire interne au camp macroniste, ou sur une négociation de dernière minute visant à éviter une dispersion des voix. Dans un paysage politique français marqué par la montée du Rassemblement national et la fragmentation de la gauche, la question de l'unité de la majorité sortante apparaît comme l'un des enjeux centraux de la campagne présidentielle à venir.