Présidentielle 2027 : décidés à voter pour leur pouvoir d’achat, les Français font davantage confiance à Marine Le Pen

## Présidentielle 2027 : le pouvoir d'achat s'impose comme la préoccupation dominante des électeurs À moins de deux ans de l'élection présidentielle, la questio
## Présidentielle 2027 : le pouvoir d'achat s'impose comme la préoccupation dominante des électeurs
À moins de deux ans de l'élection présidentielle, la question du pouvoir d'achat s'affirme comme un déterminant central du vote, selon un sondage exclusif Ifop réalisé pour l'agence Vae Solis en partenariat avec Le Figaro, publié le 12 octobre 2026. Neuf électeurs sur dix (90 %) déclarent que ce thème pèsera dans leur choix pour 2027, un niveau qui traduit l'inquiétude persistante des ménages face à l'évolution des prix.
## Une inflation à 3 % qui ravive les inquiétudes
D'après les données rapportées par Le Figaro, l'inflation a atteint 3 % en septembre 2026, dans un contexte de flambée des prix des carburants, de hausse des tarifs de l'électricité et de remontée des taux d'intérêt. Ces éléments, cumulés, expliqueraient la place centrale occupée par la vie chère dans les préoccupations des Français. Le sujet s'impose d'autant plus que les dépenses contraintes des ménages, notamment en matière d'énergie et de transport, continuent de progresser.
## Marine Le Pen en tête des intentions sur ce thème
Selon l'étude Ifop, Marine Le Pen devancerait nettement ses adversaires sur la question du pouvoir d'achat, notamment Édouard Philippe, Bruno Retailleau ou Jean-Luc Mélenchon. La candidate du Rassemblement national bénéficierait d'un capital de confiance supérieur auprès des électeurs les plus exposés à la hausse des prix. Ce résultat pourrait sembler confirmer une tendance observée lors des précédents scrutins, où le RN avait capitalisé sur les thématiques économiques et sociales.
## Des électorats inégalement mobilisés
Toutefois, le poids accordé à cette préoccupation varie fortement selon les sensibilités politiques. Dans le détail, la question du niveau de vie mobilise d'abord les sympathisants mélenchonistes et lepénistes : 61 % d'entre eux la jugent « tout à fait importante », loin devant le peuple de droite (41 %), les socialistes (35 %) et les centristes (32 %). Cet écart pourrait traduire des différences de vulnérabilité économique, mais également des priorités politiques distinctes selon les camps.
## Un enjeu structurant pour la campagne à venir
Par ailleurs, cette hiérarchie des préoccupations devrait peser sur les stratégies des candidats. Aucun prétendant à l'Élysée ne pourrait, selon les analystes, faire l'impasse sur la question du pouvoir d'achat sans risquer un décrochage dans les intentions de vote. Les programmes économiques, notamment en matière de fiscalité, d'énergie et de salaires, devraient donc occuper une place centrale dans les mois à venir.
Reste à savoir si cette prééminence du pouvoir d'achat se confirmera à mesure que l'échéance approche, ou si d'autres thématiques, comme la sécurité ou l'immigration, viendront rééquilibrer les priorités de l'électorat.