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Présidentielle 2027 : Candidature, Jordan Bardella Premier ministre… L’essentiel de la prise de parole de Marine le Pen sur TF1

Une · · Par Claire BERNARD

Présidentielle 2027 : Candidature, Jordan Bardella Premier ministre… L’essentiel de la prise de parole de Marine le Pen sur TF1

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen officialise sa candidature sur TF1 et confie les rênes du parti à Jordan Bardella Marine Le Pen a rompu le silence. Condamné

Présidentielle 2027 : Marine Le Pen officialise sa candidature sur TF1 et confie les rênes du parti à Jordan Bardella

Marine Le Pen a rompu le silence. Condamnée le 31 mars 2025 à quatre ans de prison, dont deux ferme, et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, la cheffe de file du Rassemblement national (RN) a choisi le journal télévisé de 20 heures sur TF1, ce mardi soir, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. « Je suis candidate », a-t-elle déclaré, selon des informations rapportées par Midi Libre, ajoutant qu’elle allait se pourvoir en cassation contre sa condamnation. Cette prise de parole intervient dans un climat politique tendu, alors que la décision judiciaire pourrait, en théorie, compromettre sa participation au scrutin si la Cour de cassation ne suspendait pas l’exécution provisoire.

Une candidature maintenue malgré l’incertitude judiciaire

L’annonce de Marine Le Pen sonne comme un défi à la fois politique et judiciaire. Lors de son intervention, elle a précisé qu’elle ne renoncerait pas à la compétition présidentielle, estimant que la décision du tribunal correctionnel de Paris relevait d’une « partialité politique ». Selon des sources proches du dossier, le pourvoi en cassation pourrait prendre plusieurs mois, mais l’exécution provisoire de la peine d’inéligibilité reste en vigueur tant que la haute juridiction ne s’est pas prononcée. « Je me bats pour les Français, et rien ne m’arrêtera », a-t-elle affirmé, citée par Midi Libre. Cette position place le RN dans une situation inédite : la candidate officielle du parti pourrait être empêchée de se présenter si la justice confirmait la sanction, ouvrant la voie à une candidature de substitution.

Jordan Bardella désigné comme Premier ministre en cas de victoire

Au-delà de sa propre candidature, Marine Le Pen a également levé le voile sur ses intentions gouvernementales. Elle a confirmé que Jordan Bardella, actuel président du RN et député européen, serait nommé Premier ministre si elle remportait l’élection présidentielle. « Jordan a toute ma confiance. Il incarne le renouveau et la rigueur », a-t-elle déclaré, selon des propos rapportés par la même source. Cette annonce officialise une répartition des rôlets au sein du parti : Marine Le Pen se positionne comme la figure présidentielle, tandis que Jordan Bardella, 29 ans, serait chargé de diriger le gouvernement. Une stratégie qui pourrait rassurer une partie de l’électorat en quête de stabilité, mais qui soulève également des questions sur la capacité de l’actuel président du RN à former une majorité parlementaire viable.

Un contexte politique sous tension

Cette prise de parole intervient dans un climat politique marqué par une défiance croissante envers les institutions. Depuis la condamnation de Marine Le Pen, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une « instrumentalisation de la justice ». À l’inverse, des observateurs juridiques rappellent que l’exécution provisoire est une procédure courante dans les affaires de détournement de fonds publics. La candidate a également évoqué la nécessité de « réformer en profondeur le système judiciaire » si elle accédait à l’Élysée. Par ailleurs, le RN semble vouloir capitaliser sur cette séquence pour mobiliser son socle électoral, alors que les sondages le donnent en tête des intentions de vote pour 2027. Toutefois, l’issue du pourvoi en cassation reste l’inconnue majeure de cette équation politique.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre

Les déclarations de Marine Le Pen ont immédiatement suscité des réactions contrastées sur l’échiquier politique. Du côté de la majorité présidentielle, on dénonce une « tentative de contournement de la justice », tandis que certains cadres de La France insoumise estiment que « le RN n’est pas au-dessus des lois ». À droite, Les Républicains rappellent que « la justice doit suivre son cours », sans pour autant commenter directement la candidature. En revanche, au sein du RN, l’enthousiasme est de mise : plusieurs députés ont salué « le courage » de leur leader. Cette séquence pourrait également renforcer la position de Jordan Bardella, perçu comme un successeur potentiel, tout en maintenant Marine Le Pen comme figure centrale du mouvement.

Vers une présidentielle sous haute surveillance

À moins de deux ans du scrutin, cette annonce rebat les cartes d’une campagne qui s’annonce déjà électrique. Marine Le Pen, en officialisant sa candidature, entend dissiper les doutes sur son avenir politique immédiat. Toutefois, la menace judiciaire plane toujours. Si la Cour de cassation confirmait l’inéligibilité, le RN devrait alors organiser une primaire interne ou désigner un candidat de dernier recours. Jordan Bardella, bien que présenté comme Premier ministre, pourrait alors être propulsé candidat à la présidence. Dans l’immédiat, la candidate a appelé ses soutiens à « rester mobilisés » et à « préparer la victoire ». Une perspective qui, pour l’heure, reste suspendue à la décision des juges.