Présidentielle 2027 : 46% des musulmans envisagent de quitter la France si Marine Le Pen est élue

## Présidentielle 2027 : 46% des musulmans envisagent de quitter la France si Marine Le Pen est élue Selon un sondage de l'Ifop réalisé pour l'hebdomadaire Mari
## Présidentielle 2027 : 46% des musulmans envisagent de quitter la France si Marine Le Pen est élue
Selon un sondage de l'Ifop réalisé pour l'hebdomadaire *Marianne* et relayé par *Le Figaro* le 15 octobre 2026, 46% des Français de confession musulmane affirment qu'ils pourraient quitter le pays en cas de victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2027. Cette enquête d'opinion, publiée alors que les études électorales placent régulièrement la cheffe de file du Rassemblement national en position favorable, dessine les contours d'une inquiétude qui traverse une partie de la population.
## Un climat d'incertitude à l'approche du scrutin
Le contexte politique dans lequel s'inscrit cette étude n'est pas anodin. Les projections électorales évoquent depuis plusieurs mois une possible accession de Marine Le Pen à l'Élysée, scénario qui alimente débats et anticipations dans l'ensemble de la société française. Le sondage de l'Ifop pour *Marianne* s'attache précisément à mesurer les réactions qu'une telle issue pourrait provoquer, en interrogeant les intentions de départ selon les profils et les sensibilités.
D'après les données rapportées par *Le Figaro*, 21% de l'ensemble des Français envisageraient de quitter le territoire si la patronne des députés RN à l'Assemblée nationale était élue. Ce chiffre, déjà significatif, grimpe à 46% au sein de la population de confession musulmane, soit près d'un répondant sur deux. L'écart entre ces deux proportions traduit une inquiétude particulièrement marquée dans cette frange de la population.
## L'exil, un réflexe déjà observé dans le débat public
Cette tendance à envisager un départ en cas d'alternance politique n'est pas nouvelle dans le paysage français. Le 7 octobre dernier, le président du Medef, Patrick Martin, assurait publiquement qu'il quitterait la France en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à la prochaine présidentielle. Cet épisode illustre la manière dont l'hypothèse d'une rupture politique majeure peut susciter des réactions de repli, y compris chez des responsables économiques de premier plan.
Toutefois, la nature des motivations semble différer selon les groupes concernés. Là où certains évoquent des considérations fiscales ou économiques, l'étude de l'Ifop suggère que les Français de confession musulmane expriment avant tout une préoccupation liée à leur place dans la société et à leur sécurité. Cette dimension, sans être explicitement détaillée dans les extraits disponibles, transparaît dans l'ampleur du pourcentage relevé.
## Des intentions qui restent à confirmer
Il convient de rappeler que les sondages mesurent des intentions déclarées, et non des comportements effectifs. L'écart entre le souhait exprimé et sa mise en œuvre concrète demeure, en pratique, souvent considérable. Les contraintes matérielles, familiales ou professionnelles pèsent lourdement sur toute décision de départ, et les précédents historiques montrent que les flux migratoires annoncés au lendemain de scrutins contestés restent généralement en deçà des projections initiales.
L'enquête de l'Ifop pour *Marianne* n'en constitue pas moins un indicateur du climat social à un peu plus d'un an du scrutin. Elle pourrait alimenter les débats sur la cohésion nationale et sur la manière dont les différentes forces politiques entendent adresser les inquiétudes exprimées par une partie des citoyens, notamment au sein des populations issues de l'immigration.