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Pouvoir d'achat: le coût de nos voitures a augmenté de 290 euros en un an

Economie · · Par Julie MOREAU

Pouvoir d'achat: le coût de nos voitures a augmenté de 290 euros en un an

## Le coût d'usage de la voiture pèse un peu plus sur le budget des ménages Le coût de la voiture a augmenté de 290 euros en un an pour les automobilistes franç

## Le coût d'usage de la voiture pèse un peu plus sur le budget des ménages Le coût de la voiture a augmenté de 290 euros en un an pour les automobilistes français, selon les données rapportées par BFM Business. Cette hausse, qui s'ajoute à une série de pressions sur le budget des ménages, illustre combien l'automobile demeure un poste de dépense sous tension, à un moment où le débat sur le pouvoir d'achat s'invite dans la campagne présidentielle. ## Une enveloppe annuelle en hausse de 290 euros Le chiffre avancé par BFM Business — 290 euros de surcoût annuel — doit être lu comme une moyenne, qui masque des situations très contrastées selon les territoires, les motorisations et les usages. Pour un ménage qui utilise quotidiennement son véhicule pour se rendre au travail, la facture peut être nettement plus lourde. Pour un foyer équipé d'un véhicule essence ancien, la hausse du carburant constitue le principal vecteur d'augmentation. À l'inverse, les propriétaires de véhicules électriques rechargés à domicile subissent une pression moindre sur ce poste précis, même si le coût d'acquisition reste élevé. Cette progression s'inscrit dans un contexte plus large de tension sur les prix de l'énergie et des matières premières, qui touche l'ensemble des postes de dépense contraints des ménages : carburant, chauffage, alimentation. La voiture n'est donc pas un cas isolé, mais elle concentre une part importante des dépenses dites « incompressibles » pour les ménages ruraux et périurbains, souvent dépendants de l'automobile faute d'alternative de transport collectif. ## Le carburant, premier facteur de tension Les débats politiques récents, relayés par plusieurs responsables, confirment que le carburant reste le point de crispation majeur. Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à l'élection présidentielle, a réclamé « le blocage des prix et le blocage des marges » parmi les mesures d'urgence. Fabien Roussel, candidat du Parti communiste français, a de son côté demandé une baisse immédiate de la TVA sur les carburants. Benjamin Amar, membre de la direction de la CGT Val-de-Marne, a résumé la situation en estimant que « le fait de prendre son véhicule pour aller au boulot devient une gageure ». Ces prises de position traduisent une réalité tangible : dans certaines stations-service, le cap des 3 euros le litre se rapproche, comme l'a relevé BFM Business. Pour les ménages les moins aisés, la voiture devient donc un arbitrage budgétaire difficile, entre mobilité professionnelle et autres dépenses essentielles. ## Des arbitrages qui s'étendent à d'autres postes La hausse du coût de la voiture ne se limite pas au carburant. L'entretien, l'assurance, le stationnement et les tarifs réglementés des fourrières — qui doivent augmenter de 5,8 %, selon une information rapportée par BFM Business — participent à cette inflation silencieuse. Les restaurateurs, confrontés à la baisse du pouvoir d'achat de leurs clients, s'adaptent en proposant des formules « plat unique ». Ce mouvement illustre une tendance plus générale : les ménages réduisent leurs dépenses discrétionnaires pour préserver leur mobilité. Le ministre des Comptes publics a par ailleurs affirmé qu'il n'y avait « pas le premier euro » pour indexer « l'ensemble des retraites sur l'inflation », ce qui suggère que le soutien public au pouvoir d'achat restera limité. ## Un enjeu central du débat économique Le surcoût de 290 euros en un an pour les automobilistes dépasse la seule question du carburant : il touche à l'organisation même des mobilités quotidiennes. Tant que l'offre de transports collectifs reste insuffisante dans de nombreux territoires, la voiture demeurera incontournable pour une large part des actifs. La question du pouvoir d'achat, déjà au cœur des préoccupations des Français, devrait donc continuer d'occuper une place centrale dans les débats économiques à venir, à mesure que les prix de l'énergie évoluent.