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Poulets, porcs, vaches : la canicule fait de gros dégâts dans les fermes

Une · · Par Claire BERNARD

Poulets, porcs, vaches : la canicule fait de gros dégâts dans les fermes

Vagues de chaleur : une surmortalité animale préoccupante dans les élevages français Les températures extrêmes qui frappent la France depuis plusieurs jours pro

Vagues de chaleur : une surmortalité animale préoccupante dans les élevages français

Les températures extrêmes qui frappent la France depuis plusieurs jours provoquent des dégâts considérables dans les exploitations agricoles. Selon un article du Figaro daté du 25 juin 2026, signé Éric De La Chesnais, les élevages de poulets, porcs et vaches enregistrent une surmortalité significative, tandis que les cultures subissent également les conséquences de cette canicule intense. Les agriculteurs, confrontés à des conditions météorologiques de plus en plus difficiles, tentent de minimiser l'impact sur leurs animaux, mais les signes de souffrance sont visibles.

### Des animaux en détresse face aux températures records

Le tableau dressé par les témoignages recueillis est alarmant. Des vaches debout, langues pendantes et essoufflées, d'autres couchées et bavant dans une étable bretonne où le thermomètre affiche 39 degrés Celsius, soit un degré de moins qu'à l'extérieur. Dans la Drôme, des poules pondeuses restent statiques, les ailes déployées et le bec ouvert, dans un bâtiment où le mercure n'atteint que 36 degrés, alors qu'il monte jusqu'à 45 degrés à l'ombre dehors. Ces observations, rapportées par le quotidien, illustrent la détresse animale provoquée par ces vagues de chaleur successives. Les éleveurs, en première ligne, déploient des moyens considérables pour atténuer les effets de cette météo extrême sur la santé de leurs bêtes, mais les résultats restent limités face à l'intensité du phénomène.

### Des stratégies d'adaptation mises en œuvre par les éleveurs

Pour faire face à cette situation, les agriculteurs mettent en place des stratégies d'adaptation. Géraldine Baile, éleveuse à Châteauneuf-de-Galaure, dans la Drôme, témoigne dans les colonnes du Figaro : « Heureusement les parcs où sortent mes 18.000 poules la journée sont énormément arborés, ce qui me sauve par rapport à mes collègues de la surmortalité actuelle due à la canicule. Le matin, dès que j'ouvre les trappes, elles courent dehors se réfugier sous les arbres. » Malgré ces aménagements, les ventilateurs tournent à plein régime à l'intérieur des bâtiments, accompagnés de brumisateurs, permettant d'abaisser la température ambiante. L'alimentation est également adaptée pour tenter de limiter les pertes. Cette situation, bien que difficile pour l'éleveuse, semble moins critique que pour ses confrères dont les exploitations ne bénéficient pas d'ombrage naturel.

### Des conséquences qui pourraient s'aggraver avec le changement climatique

La surmortalité observée dans les élevages pourrait s'inscrire dans une tendance de fond liée au réchauffement climatique. Les épisodes de canicule, de plus en plus fréquents et intenses, posent la question de la résilience des systèmes d'élevage français. Les températures extrêmes, qui dépassent régulièrement les 40 degrés dans certaines régions, mettent à rude épreuve des animaux dont la physiologie est souvent mal adaptée à de telles conditions. Les cultures, elles aussi, subissent de plein fouet ces vagues de chaleur, avec des rendements qui pourraient être affectés. Les agriculteurs, qui doivent déjà composer avec des contraintes économiques fortes, se trouvent ainsi confrontés à un défi supplémentaire, dont les répercussions pourraient se faire sentir sur l'ensemble de la filière.

### Des enjeux sanitaires et économiques pour l'agriculture française

Au-delà de la souffrance animale, cette canicule soulève des enjeux sanitaires et économiques majeurs. La surmortalité dans les élevages pourrait entraîner des pertes financières significatives pour les exploitants, déjà fragilisés par des années de crise. Les poules pondeuses, les porcs et les vaches laitières, particulièrement sensibles aux fortes chaleurs, voient leur productivité diminuer, ce qui pourrait avoir un impact sur l'approvisionnement en produits d'origine animale. Les autorités sanitaires, de leur côté, surveillent de près la situation, car le stress thermique peut également favoriser l'apparition de maladies. Alors que la France s'apprête à connaître des étés de plus en plus chauds, la question de l'adaptation des élevages au changement climatique devient un impératif pour la pérennité de la filière agricole. Les prochains jours permettront d'évaluer l'ampleur des dégâts et les mesures à prendre pour protéger les animaux et les exploitations.