Plusieurs millions d'euros: le ballon de "la main de Dieu" de Maradona vendu aux enchères pour une somme astronomique

Le ballon avec lequel Diego Maradona a marqué « la main de Dieu » lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986 entre l’Argentine et l’Angleterre a été adju
Le ballon avec lequel Diego Maradona a marqué « la main de Dieu » lors du quart de finale de la Coupe du monde 1986 entre l’Argentine et l’Angleterre a été adjugé samedi soir pour 3,35 millions de dollars, soit environ 2,8 millions d’euros. Vendu par la maison américaine Heritage Auctions, basée à Dallas, au Texas, ce cuir mythique change de main près de quatre décennies après avoir écrit l’une des pages les plus controversées et les plus brillantes de l’histoire du football.
### Un objet chargé d’histoire et de symboles
Ce ballon Adidas Azteca est bien plus qu’un simple équipement sportif. Il est lié à deux moments historiques opposés. D’un côté, la fameuse « main de Dieu », ce but marqué de la main par Maradona, validé par l’arbitre tunisien Ali Bennaceur, qui avait déclenché une polémique immense. De l’autre, le « But du siècle », inscrit quelques minutes plus tard, lors de la même rencontre : une remontée de plus de 60 mètres ponctuée par un dribble devant le gardien anglais Peter Shilton, dans un Estadio Azteca en fusion. Ce doublé, qui a offert la victoire à l’Argentine (2-1), reste gravé dans les mémoires comme l’un des plus grands exploits individuels de l’histoire du sport.
### Une vente aux enchères très attendue
L’objet avait été mis en vente début août par Heritage Auctions, une maison texane réputée. Les estimations initiales tablaient sur un montant pouvant atteindre 10 millions de dollars, selon les informations rapportées par RMC Sport. Le prix final de 3,35 millions de dollars, bien que spectaculaire, reste donc en deçà de ces prévisions maximales. Le ballon a néanmoins largement dépassé son estimation basse, confirmant l’aura intacte de la légende argentine, disparue en novembre 2020, et l’attrait des collectionneurs pour les reliques du football mondial.
### Un gardien de mémoire : Ali Bennaceur
Pendant plus de trente ans, ce ballon a été conservé précieusement par l’arbitre du match, Ali Bennaceur. L’homme au sifflet, qui avait validé le but litigieux, avait réussi à le vendre une première fois aux enchères en 2022, lors d’une vente organisée à Londres. Cette nouvelle transaction marque la deuxième rotation de cet objet historique sur le marché des collectionneurs. Elle illustre la valeur croissante des souvenirs sportifs, devenus des placements prisés, au même titre que les œuvres d’art ou les objets de collection rares.
### Un marché des souvenirs sportifs en pleine expansion
Cette vente s’inscrit dans une tendance de fond : la multiplication des enchères records pour les objets ayant appartenu à de grands champions. Maillots, crampons, ballons ou médailles, chaque pièce associée à un moment mythique attire des investisseurs et des fans fortunés. Si le montant de 2,8 millions d’euros peut sembler astronomique, il reflète la dimension quasi religieuse que le football attribue à ses reliques. Le ballon de 1986, symbole à la fois de génie pur et de controverse, incarne parfaitement cette dualité qui fascine les amateurs du monde entier. Son nouveau propriétaire, dont l’identité n’a pas été révélée, détient désormais une pièce unique du patrimoine sportif mondial, témoin d’un match qui continue de faire parler près de quarante ans après.